Ainsi, le ministre considérera le dossier "Directeurs/Direction" définitivement clos...
Tout comme il l’a déjà fait en 1996, le SE-UNSA décide, en signant un tel compromis, de suspendre la grève administrative entamée depuis maintenant 6 rentrées scolaires. Devant l’indigence des propositions on ne peut que s’interroger sur ses motivations. Rappelons qu'en 1996, il avait été suspecté d'avoir obtenu du ministre d’alors (BAYROU) l’assurance de conserver les postes de détachement de divers organismes contrôlés par la FEN de l’époque.
Les collègues seront en droit de se demander ce que le SE-UNSA a bien pu obtenir du ministère, cette fois encore, en échange?
Y a t il un lien avec le contenu du rapport Hadas-Lebel remis au premier ministre le 03 mai sur la représentativité syndicale qui ferait entrer l’UNSA dans la « cour des grands » rejoignant le “club des 5” syndicats représentatifs dont la liste avait été fixée par la loi du 11 février 1950 ? Si tel est le cas, le sort de 53 000 directeurs d’école n’a pas dû peser bien lourd dans la balance face à la possibilité de siéger dans les organismes paritaires (Unedic, Cnam...), de négocier des accords nationaux interprofessionnels et face aux avantages en termes de financement*.
Même pour les autres organisations syndicales non signataires force est de constater que dans aucun argumentaire justifiant le rejet des propositions, on ne retrouve les réelles préoccupations des directeurs.
Une fois encore, aucune ne réclame un statut de directeur sans lequel aucune réelle amélioration des conditions de travail et de rémunération ne sera jamais possible.
Qui plus est l’une d’entre elles regrette que ne soit pas “écrit dans le marbre” que le directeur est un enseignant comme les autres, uniquement chargé d’école ! Chacun appréciera !
Quant aux associations, sous prétexte d’indépendance elles ont fait le jeu de ces organisations en n’appelant pas à voter pour les syndicats dont les revendications étaient en tout point conformes à leurs propres attentes ! Elles ont toujours refusé la main tendue du SNE et ont, de fait, sabordé la cause de ceux-là même qu’elles prétendent défendre.
Ce n’est pourtant pas renoncer à son indépendance que de reconnaître la convergence des revendications ! Le SNE n’en demandait pas plus.
Que va-t-il se passer désormais ? Quelles actions pouvons-nous envisager ? Le SNE adoptera une position et une ligne d’action lors de son congrès des 22,23 et 24 mai.
*Le monde du 06/05 et le figaro économie du 05/05