Ce chef d’œuvre de « langue de bois », de jargonnage budgétaire, noyé dans un flot de propagande et un brin de démagogie signifie que le gouvernement poursuit sa recherche systématique des suppressions de postes quelles qu’en soient les conséquences.
Bref, si 14 280 postes seront fermés à la rentrée 2012, c’est pour le plus grand bien de l’Éducation nationale et de ses élèves !
Un cocktail imbuvable pour les fédérations et les syndicats qui composent l’Union pour l’Ecole Républicaine ; un projet de budget 2012 inacceptable.
Ces 14280 fermetures supplémentaires porteraient à plus de 100 000 le nombre des postes fermés en 10 ans.
Tous les secteurs et tous les niveaux de l’enseignement public seraient touchés et ces fermetures de postes auraient de graves conséquences sur la prise en charge des élèves, les conditions de travail des personnels et le fonctionnement des établissements scolaires.
Elles provoqueraient en effet une nouvelle augmentation du nombre des élèves par classe, notamment dans les classes des écoles et des collèges alors que certaines classes de sixième dépassaient déjà les 30 élèves à la rentrée dernière !
Elles entraîneraient également la suppression d’options en lycées, de sections de langues et d’assistants pédagogiques dans nombre d’établissements, de certains RASED qui prennent en charge les élèves en grande difficulté dans les écoles, le non renouvellement des aides administratives des directeurs d’école.
Les personnels et services administratifs ne seront pas épargnés et verseront un nouveau tribut de 400 postes. Cela entraînerait la fermeture de certains services des inspections académiques et un nouveau transfert de charges vers d’autres catégories de personnels.
En annonçant dans le même temps une individualisation de l’enseignement pour donner le change, le ministère trompe délibérément les familles et l’opinion. Il ne tient aucun compte des conditions dans lesquelles il plonge les professeurs stagiaires depuis leur affectation ni des difficultés rencontrées à la rentrée 2011.
Il affiche ainsi un mépris à l’encontre des personnels, et de leur travail. Il traduit un acharnement à démanteler le service public d’éducation qui heurte nos convictions et que l’Union pour l’Ecole Républicaine juge intolérable.
Les fédérations et les syndicats qui composent l’union appellent tous les personnels à saisir les élus (députés, sénateurs, conseillers généraux et régionaux) pour leur demander de s’opposer au vote de ce budget et à toute baisse de moyens attribués à l’enseignement public.