Qu’il s’agisse des uns qui ont présidé à l’exécution d’une école centrée sur sa mission essentielle de transmettre des savoirs, ou des autres qui ont rendu impossible l’application des avancées pour recentrer les apprentissages sur les fondamentaux, les déclarations sont pour le SNE-CSEN un pur exercice pré-électoral obligatoire.
À tout seigneur, tout honneur, le Ministre de l’Education, confirmant le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, qui prône un enseignement adapté individuellement pour chaque élève, qui cible la revalorisation des enseignants en début de carrière en oubliant le gel des salaires pour tous les autres après 25 ans de perte de pouvoir d’achat, et qui fourmille de bonnes intentions alors que la rentrée accouche dans la douleur des suppressions de postes et de la coupe des moyens d’aide aux enseignants dans les classes.
Alors même que les structures d’aides spécialisées disparaissent, que les directeurs perdent leurs aides administratives, que les tâches s’alourdissent et qu’il pointe à l’horizon une organisation scolaire qui devrait précipiter l’échec scolaire et les difficultés d’organisation, il faudrait également rire du bord adverse qui n’épargne aucun poncif sur ce qu’il faudrait faire après avoir conduit des décennies de pédagogisme, avec un enfant au centre du système qui n’en peut plus d’y être exclu !
Si révolution il y doit y avoir, ce n’est pas avec les déclarations de cette rentrée qu’elle aura lieu mais avec un changement radical de philosophie dans la façon de penser l’Education, c'est-à-dire de redonner souveraineté, autorité et qualité à l’école.
Des élections professionnelles seront bientôt là pour faire un pas dans ce sens. Pour tous les collègues de terrain, ce doit être là le vrai rendez vous. Le SNE-CSEN s’emploie à le préparer.