Pour le SNE-CSEN, il ne s’agit pas de juger si les intentions sont bonnes ou non, mais de connaître la volonté réelle des dirigeants pour inverser la tendance marquée davantage chaque jour vers une banalisation de toutes sortes de violences.
Pour le SNE-CSEN, cette situation devenue insupportable est le résultat d’un manque évident de courage et de volonté pour circonscrire le problème. Prévention et formation ont depuis bien longtemps montré leurs limites, la formation sonne comme une mesure de défense par défaut.
Comme à chacune de ces occasions, c’est le moment de se souvenir que le retour à l’autorité des enseignants est promis depuis des lustres et que la sanctuarisation des établissements scolaires est une arlésienne de rigueur. Malheureusement rien n’est décidé en rapport avec l’extrême gravité de la situation et des conditions de plus en plus difficiles de l’exercice du métier d’enseignant, qui s'amplifient de façon exponentielle.
Quant au "Grenelle" de la sécurité annoncé pour Avril, avant de faire des tables rondes de bons mots, il s’agirait d’avoir les bonnes intentions et le courage indispensables pour stopper toute velléité de violence.
Le SNE-CSEN dénonce le traitement politique et sociale systématique des problèmes de violence et l’idéologie naïve, soi-disant humaniste, qui prétend que rien ne se résout avec des sanctions.
Le SNE-CSEN prône justement la mise en place de sanctions lourdes et des mesures dissuasives autant pour les auteurs de violences en milieu scolaire que pour l’entourage de fauteurs de troubles.
Il est définitivement clair que dans ce domaine, "toujours plus de moyens" ne serviront à rien, et qu’il est temps d’en finir avec l’angélisme déplacé.
Paris, le 16 février 2010