Les pistes proposées pour remplacer le dispositif actuel sont édifiantes :
Les principales consistent à réduire de deux semaines les vacances scolaires d’été, d’amputer les vacances de printemps en sanctuarisant toutefois les vacances de Noël, en maintenant les congés d’hiver et en allongeant de deux jours les vacances de Toussaint. La journée de classe pourrait ainsi être allégée mais la semaine de quatre jours serait supprimée au profit d’un retour au mercredi matin ou au samedi matin selon les décisions locales. Le périscolaire prendrait le relais et le partenariat avec diverses associations et parents serait institutionnalisé.
Le SNE-CSEN s’oppose avec véhémence à toutes ces propositions qui ne manqueraient pas d’avoir des conséquences aussi inévitables qu’absurdes et dommageables.
Il faut bien être conscient que la fin de la semaine de quatre jours signifie :
• Un allongement du temps de travail pour les enseignants sans compensation financière. Ils devront travailler plus, ils devront assurer davantage de présence dans les établissements, ils devront accueillir les familles, assurer le suivi individualisé, etc…
• Un allongement de la journée d’école pour les enfants qui ne seront pas pris en charge par leurs parents après les cours. Même si la journée de cours est allégée le nombre d'heures de garderie augmentera. La fatigue pour l'enfant restera la même. C'est surtout le fait d'être en collectivité et dans le bruit qui fatigue l'enfant.
• Une dérive « amateur » et un éparpillement des activités après les cours avec l’institutionnalisation de la participation des parents ou d’associations diverses.
• L’amputation des vacances et ses conséquences : il n’est nul besoin d’être voyant pour prédire l’absentéisme qui sera au rendez vous avec les contraintes familiales induites par les recompositions, les séparations ou les distances quand il ne s’agira pas purement et simplement des données « loisirs » brutes. Et en fin de compte, nous, nous allons perdre 2 à 3 semaines de vacances sans aucune compensation financière
Mais hors des considérations qui n’ont rien à voir avec le fonctionnement de la classe au quotidien, le SNE-CSEN soutient contre l’avis de ses partenaires que la semaine de quatre jours est une bonne formule bien qu’elle ait été galvaudée sans réelle évaluation.
Pour son bon fonctionnement, il est indispensable que :
• L’administration cesse sa mainmise et ne surcharge pas de tâches et contraintes inutiles les enseignants.
• Soit respectée la priorité aux apprentissages fondamentaux.
• Cessent les saignées qui perturbent comme jamais le fonctionnement des classes au point de rendre secondaires pour ne pas dire pire, le recentrage de l’école sur ses missions essentielles.
Le SNE-CSEN invite chaque collègue à être extrêmement vigilant sur les idéologies et propositions qui circulent sur le sujet et qui menacent d’aggravation une situation chaotique et explosive après cette rentrée brouillonne et pénible.