Rapport de la cour des comptes : pas surprenant, hélas !

Le SNE, syndicat du 1er degré de la CSEN, accueille sans surprise le rapport accablant de la Cour des Comptes.



Rapport de la cour des comptes : pas surprenant, hélas !
Dénonçant depuis des années une école éloignée de ses missions fondamentales au profit d’une multiplicité de rôles inconcevable et d’un alourdissement des tâches sans discernement, le SNE-CSEN est toutefois effaré d’entendre les premières réactions qui accusent de ne pas en avoir fait assez dans ce qui ne fonctionne pas.

Pour le SNE-CSEN, la suite d’ordres et de contrordres, de réformes précipitées et le manque de courage pour considérer l’école comme un lieu de transmission des savoirs, ont conduit à ces résultats médiocres et à des interprétations pour l’instant au mieux légères et généralistes.

Un point positif à signaler : la reconnaissance de l’Ecole primaire comme structure à prioriser dans toutes les luttes contre l’échec scolaire.

Qu’il s’agisse des rythmes scolaires, du soutien individualisé, des programmes scolaires, le SNE-CSEN dénonce la liberté plombée des écoles dans la mise en œuvre des formules adaptées à leur milieu social, économique et culturel. Dans ce domaine, les pressions diverses, et en particulier celles des Inspecteurs de l’Education, n’ont pas permis de prioriser les fondamentaux, véritables piliers de la démocratisation de l’enseignement public.

Dans cet esprit, le SNE-CSEN se réjouit de voir dans le rapport de la Cour des Comptes des allusions au fonctionnement des écoles soumises aux dadas des académies et à l’impossibilité de dénoncer certaines pratiques coercitives dans les faits, quand elle devrait avoir à leur tête un directeur reconnu par un statut et une formation spécifique.

Qu’il s’agisse de l’échec scolaire, de la lutte contre l’illettrisme ou de tout autre aspect des difficultés de l’école, le SNE-CSEN demande des analyses dégagées de l’idéologie ambiante qui ne fait que réclamer encore plus de moyens là où les limites sont atteintes depuis longtemps.

Le SNE-CSEN réclame aussi la réouverture des structures spécialisées qui font cruellement défaut alors que les enseignants ne peuvent plus gérer les situations qui ne dépendent pas de l’école.

Loin de se limiter aux seuls domaines incriminés, le SNE-CSEN, s’il approuve l’idée de laisser davantage de responsabilités aux écoles pour s’adapter aux situations hétérogènes d’aujourd’hui, dénonce aussi, au regard de ces résultats à charge, les conditions de travail des enseignants. Cela va de la formation continue complètement archaïque et inadaptée au sein de IUFM, aux phénomènes de violences gagnant de plus en plus de terrain, en passant par les charges de travail inutiles pour répondre à des fantaisies administratives, des impératifs paperassiers surgissant au gré des circulaires ou du bon vouloir des inspections, et les réunions stériles à n’en plus finir.
Pour le SNE-CSEN, le temps de travail des enseignants devrait être consacré, dans son entier, à la réussite des élèves et non à l’esthétique managériale qui s’est enracinée profondément.

Paris le 17 mai 2010

Lundi 17 Mai 2010
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DIRECTION D'ECOLE : Bilan, revendications et actions du SNE

Depuis sa création le SNE-CSEN ne cesse de dénoncer les difficultés de la fonction de directeur. Au-jourd’hui sinistrée, elle n’attire plus personne et vient à bout des meilleures volontés.


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