Pendant les Etats Généraux de la sécurité à l'école, les psychologues, sociologues,
chercheurs ou professeurs en sciences de l’éducation, tenants pour la plupart de
l’idéologie pédagogiste ont piloté fort « judicieusement » les ateliers, et se sont échinés à
faire passer le message d’une école parfaitement capable de résoudre le problème par un
travail sur elle-même. Pour le SNE, syndicat du 1er degré de la CSEN, plus qu’une erreur
déjà avérée, cette position éloigne toujours davantage les possibilités de solutions
d’urgence et de bon sens.
Préconiser, pour remédier à la violence, de recevoir les parents dans des locaux
agréables et neutres afin qu’ils ne se sentent pas dans un lieu hostile, de remplacer le
règlement intérieur par une charte de vie dans laquelle figureraient les droits et les devoirs
des élèves mais aussi des enseignants ou d’organiser des activités encadrées durant la
pause méridienne démontre à l’évidence une volonté de masquer une réalité gênante que
le politiquement et surtout le pédagogiquement corrects réprouvent.
Le SNE-CSEN ne peut donc que se réjouir que certaines propositions de Luc Chatel se
situent en décalage notoire avec ces diatribes, en particulier en ce qui concerne les
sanctions, la pénalisation des familles et le renforcement de la sécurité des
établissements.
L’essentiel reste à savoir si ces intentions seront effectivement et enfin appliquées sur le
terrain.
En terme plus directs, le courage politique et l’efficience seront-ils au rendez-vous
pour endiguer un phénomène dont les conséquences font des ravages à tous les
niveaux de l’enseignement public et qui touchent tout ceux qui veulent apprendre et
faire apprendre, les élèves et les professeurs ?
Paris le 9 avril 2010,