Ci-après les principaux points du projet de réforme :
• Vers une autonomie des établissements
Pour le chef de l'État, l'autonomie serait un «moyen pour garantir que les objectifs nationaux de l'école soient réalisés sur tous les points du territoire ».Cette autonomie se ferait sur les bases du dispositif Éclair, en permettant aux chefs d'établissement de recruter sur profil leurs enseignants.
• De nouvelles missions pour les enseignants
L'objectif est de «revaloriser le métier de professeur, dont la fonction doit être remise au centre de notre projet de société ». Nicolas Sarkozy suggère que les professeurs puissent «accepter de nouvelles manières de travailler, d'être plus présents dans les établissements », autrement dit, sortir du statut de 1950 qui fixe uniquement le nombre d'heures de cours.
• Salaires augmentés et carrières revalorisées
En contrepartie de ce nouvel investissement, leur rémunération «devra être considérablement augmentée». Car, en termes de salaires, la France se classe en dernière position d'un classement de 10 pays établi par l'OCDE. Les conditions de travail devront aussi être améliorées, notamment avec «la mise à disposition de bureaux » et l'évaluation par le chef d'établissement, ébauchée par Luc Chatel, sera le «premier pas » vers cette «nouvelle conception du métier de professeur », à condition que «les compétences disciplinaires continuent à être évaluées par l'inspecteur d'académie ».
• La fin du collège unique
La réforme devra «mettre fin aux faiblesses du collège unique, qui n'arrive pas à prendre en compte correctement la diversité des élèves». Il faut «recentrer la 6e et la 5e sur les enseignements fondamentaux en assurant une meilleure continuité avec le primaire » et «assumer la diversité des parcours en 4e et 3e », car le collège actuel ne prépare, selon le président, qu'à l'enseignement général et pas à l'enseignement professionnel.
• Tout à moyens constants
Le maître mot : optimiser. «Un système scolaire plus efficace mais à moyens constants », résume Nicolas Sarkozy. «La question n'est pas celle des moyens, la question, c'est d'oser le changement.»