Le S.N.E a été reçu par le Gilles de Robien le 8 novembre dernier.
Le S.N.E prend acte de la volonté du ministre de rouvrir le dossier de la direction d’école et du métier de directeur.
Devant l’hostilité des organisations majoritaires à tout statut particulier pour les directeurs, le S.N.E appelle le ministre à organiser de véritables négociations avec toutes les organisations.
Quant à la journée nationale d’action du 22 novembre, le SNE n’y participera pas.
En effet, les syndicats organisateurs sont hostiles à la reconnaissance du métier de directeur pour des raisons idéologiques simples, ils veulent une prédominance du conseil des maîtres où le directeur ne serait plus qu’un simple factotum. Le S.N.E est le seul syndicat, depuis des décennies, à défendre l’idée du métier et du statut pour les directeurs d’école. De surcroît, la création d’un statut pour les directeurs reçoit l’assentiment d’une majorité d’entre eux.
Bien que l’amendement du député Baguet ait été refusé dans le cadre de la Loi Fillon, alors qu’il reprenait les propositions et les revendications du SNE, une brèche a été ouverte par la possibilité de créer des établissements du premier degré dans le cadre intercommunal.
Le S.N.E accueillera favorablement toute évolution positive dans le domaine de la reconnaissance du métier de directeur qui passerait par un statut, une revalorisation salariale, une formation spécifique et une décharge d’enseignement à la hauteur des nécessités professionnelles et des demandes sociales et hiérarchiques.
Paris, le 15 novembre 2006