ACTUALITÉS NATIONALES

10 septembre 2020

Direction : le régime des décharges

Groupe de travail ministériel du 09/09/2020

Le 9 septembre, le SNE a participé au premier des quatre groupes de travail autour de la direction. Notre syndicat était le seul à représenter exclusivement le premier degré lors de cette réunion. Nos propositions se sont donc fort logiquement démarquées .

 

 
Des changements qui s’annoncent rapides

 

En préambule, M. Soetemont, DGRH, a d’abord rappelé que l’indemnité de responsabilité de 450 € sera versée avec la paie de novembre. Une volonté de pérenniser cette indemnité est affichée. M. Soetemont a ensuite souligné que les groupes de travail annoncés apporteront des résultats rapides, qu’une première revalorisation de notre profession doit entrer en vigueur début 2021 et que le nouveau régime de décharges doit s’appliquer en septembre 2021.

 

Le SNE a rappelé qu’il trouve cette indemnité justifiée, d’autant qu’il l’avait réclamée. Toutefois, notre syndicat a regretté que cette indemnité ne concerne pas tous les directeurs en poste au printemps 2020.

Notre syndicat a aussi souhaité partir des propositions avancées par le ministère au lieu de reprendre tous les débats qui ont déjà été menés.

Nous avons manifesté notre désir de voir ce dossier aboutir.

Le SNE a aussi insisté sur son expérience pratique de la question de la direction et ajouté que ses représentants du jour étaient trois directeurs en poste sur le terrain.

 

 
Répondre aux attentes des directeurs

 

Le ministère souligne qu’il est « conscient du vécu de crise, de la mobilisation. […] On sait ce que l’institution vous doit ». L’administration souligne ensuite les avancées du dialogue social en 2019 (sondage des directeurs puis projet de loi Rilhac) et constate que la crise du covid a tout arrêté.

La volonté de poursuivre le dialogue est affichée.

 

 

Améliorer les décharges

 

Pour le SNE, les directeurs manquent de temps pour mener à bien leurs missions et tâches. Ils travaillent toujours plus. Cela a de grosses répercutions sur leur temps personnel et leur vie familiale. Pour notre syndicat, ce qui est prioritaire, c’est de donner plus de temps de décharge à chacun.

 

L’administration a affirmé que le point de départ de sa réflexion a été le fonctionnement du 2nd degré.

Dès lors, pour déterminer comment répartir les décharges, il faut d’abord identifier les missions inscrites dans les textes réglementaires puis s’interroger sur les évolutions et donc leur poids.

Il faut ensuite envisager les délégations possibles (contexte de circonscription, de bassin…) pour envisager des décharges complémentaires…

Le ministère propose de s’appuyer sur certains critères objectifs simples : ULIS, UpE2a, école tête de PIAL, travail inter-écoles… ou encore reconnaître une mission supplémentaire si on a un néo-titulaire dans l’école.

 

Le SNE soutient tout particulièrement l’idée de la comparaison avec le fonctionnement du 2nd degré. Notre syndicat est d’ailleurs parti de cette idée pour ses propositions.

Pour faire comme le 2nd degré, il faudrait calculer les moyens selon le nombre d’élèves, pas selon le nombre de classes.

Notre syndicat propose la base de calcul suivante. Pour un collège de 500 élèves, l’administration attribue au moins un principal et un secrétaire à temps plein. En appliquant ce ratio, une école de 250 élèves devrait bénéficier d’un directeur déchargé à temps plein. Le seuil de la demi-décharge serait alors à 125 élèves.

 

Le SNE a aussi souligné que les tiers de décharge sont difficilement gérables. Notre syndicat propose des décharges par quart : ¼, ½, ¾ et 100%.

 

Enfin, notre syndicat a rappelé que plus de 70 % des élèves à besoin éducatifs particuliers sont accueillis en milieu ordinaire. Le souci légitime porté à l’éducation prioritaire ne doit pas amener à délaisser les collègues qui exercent en milieu ordinaire.

 

 

Les pistes de réflexion

 

L’administration termine la réunion sur deux hypothèses :

 

- La première est l’augmentation du nombre de décharges des écoles moyennes mais pas forcément des petites écoles. Pour ces dernières, il faudrait alors plutôt jouer sur la rémunération. Il se pose alors le problème que certaines charges de travail sont incompressibles pour toutes les écoles.

 

- La seconde est l’augmentation des décharges des petites écoles.

 

L’administration souligne qu’il faut être exigeants mais aussi lucides. Pour trancher, il faudra tenir compte des moyens financiers et humains. Payer plus les directeurs qui ont moins de décharge pourrait être une piste. Rendez-vous est donné pour la suite.

 

Lors des prochaines réunions, vous pouvez compter sur le SNE pour continuer à s’appuyer sur son expertise du terrain pour proposer et défendre les pistes les plus favorables possibles pour TOUS les directeurs.  

 

Pierre Favre

Vice-président du SNE

Geoffrey Capliez

Secrétaire général SNE

Olivier Bultel

Délégué SNE62

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