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31 janvier 2020

Direction : le SNE au cœur de l'initiative aindinoise

Le SNE était présent vendredi 31 janvier lors de l’installation du groupe départemental de consultation et de suivi en faveur des conditions de travail des directrices et des directeurs d'école.

Le suicide de notre collègue Christine RENON a entraîné un électrochoc qui a amené le ministre à annoncer le 13 novembre l’installation de groupes de suivis partout en France, d’un moratoire sur les enquêtes et d’une journée libérée pour chacun.

Des moyens locaux à la hauteur de l'enjeu

 

Le SNE déplore que l’insuffisance de moyens de remplacement n’ait pas permis à tous les directeurs et toutes les directrices de bénéficier de ce temps pourtant très officiellement octroyé. Mais il constate que les circonscriptions se sont engagées dans des actions de dialogue avec le terrain et les propositions ont abouti à une carte mentale analysée par le groupe ce vendredi.

Le SNE ne se fait aucune illusion sur la portée réglementaire de ce travail en termes statutaires. Tout se passe au ministère.

 

En revanche, nous pouvons confirmer que le sujet est une préoccupation majeure de Madame l’Inspectrice d’Académie. Elle a assisté à la totalité des débats et se libérera autant que nécessaire pour recueillir les idées et les doléances.

Simplification des tâches : oui, mais pas que...

Pour sa part le SNE a rappelé son analyse constante : la piste de l'allègement, explorée depuis 2016, est un leurre. Le métier de directeur est intrinsèquement complexe et chronophage.

Il faut urgemment des moyens (avoir) mais aussi un statut (être). Ce statut ne doit pas être hiérarchique (aucun collègue ne réclame cela, et l’exemple du collège n’est pas forcément à suivre) mais fonctionnel. Le directeur serait alors doté de la légitimité et de l’autorité nécessaire pour assumer ses tâches et faciliter la vie de tous au quotidien. Il y a trop de temps perdu à rendre compte, trop de décisions éloignées du terrain, trop de bonnes initiatives bridées, trop de paperasse pour cinq minutes d’absence.

 

Le SNE espère que les groupes de travail généreront une voix que le ministère saura entendre.

Tout remettre à l’échelon supérieur, c’est « la paralysie aux extrémités et l’apoplexie au centre » !*

L’école a changé, il est temps que le métier de directeur et de directrice se professionnalise.

Pierre Favre

Élu CTM - vice président SNE

*Félicité Robert de Lamennais

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