ACTUALITÉS ACADÉMIE DE NICE

20 juin 2017

Déclaration liminaire du SNE-SNALC au CDEN

Ce CDEN est le premier depuis la prise de fonction de notre nouveau Ministre de l’Education. Nous espérons qu’il saura envoyer un signal positif, le précédent mandat ayant laissé de nombreuses séquelles à une Ecole qui était déjà dans un état de santé préoccupant.

Les rythmes scolaires

Bien avant la mise en place des nouveaux rythmes, le SNE-SNALC a été le seul à dénoncer ouvertement les effets prévisibles et néfastes de la semaine de quatre jours et demi. Cette réforme coûteuse, impopulaire et de surcroît inégalitaire, a été imposée en dépit des revendications et oppositions de la majorité des professeurs, des parents et des élus.

Le décret Hamon autorisant la demi-journée libérée, le décret du 2 août 2016 entérinant cette dérogation et le nombre croissant de municipalités plaidant pour un passage à la demi-journée libérée se révélaient déjà annonciateurs d'un aveu d'échec. Le rapport de l'Association des Maires de France, le rapport du Sénat concernant le budget prévisionnel pour l'éducation à la rentrée 2017, ainsi que le retour du débat autour des rythmes scolaires dans la campagne électorale présidentielle ont fini de convaincre de l'impopularité de cette réforme. Un tiers des communes exige une participation financière aux nouvelles activités pédagogiques.

 

Qu'en sera-t-il en 2019 , année prévue de la fin de l'aide financière allouée aux communes ?

 

Le SNE-SNALC a écrit à tous les maires du Var pour les sensibiliser au mécontentement général. Nous avons été les premiers à donner la consigne syndicale d'inscrire à l'ordre du jour des conseils d'école le vote pour le retour aux 4 jours dès la rentrée 2017. Sur ce point, même si des pressions hiérarchiques locales ont pu s'exercer pour renoncer à ce vote, le décret n'étant pas paru, même si des municipalités se sont prononcées pour un retour aux 4 jours à la rentrée 2018, des parents élus se consultent et s'organisent pour faire entendre leur volonté. Nous n'avons jamais voulu et ne voulons plus davantage de cette réforme.

 

Pragmatisme

Depuis sa nomination, notre ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, nous parle de pragmatisme. C'est exactement ce que réclame le SNE-SNALC : restons concrets, opposés aux idées considérées comme abstraites et vagues de l'intellectualisme. Aucune évaluation objective et non orientée n'est venue affirmer que la semaine de quatre jours et demi est bénéfique pour tous. Nous vous citons notre ministre :  «  Encore un sujet sur lequel il n'y a rien de prouvé. Vous n'avez pas une étude qui vous montre que quatre jours et demi c'est mieux que quatre jours ou l'inverse. Peut-être même, légèrement, que c'est certainement mieux quatre jours. » (déclaration sur BFM TV du lundi 22 mai 2017*)

Des municipalités comme Nice, Marseille, Istres, Mandelieu, Toulon... se sont d'ores et déjà prononcées pour un retour aux 4 jours dès la rentrée 2017, au plus tard rentrée 2018. Pour le SNE-SNALC, ce ne serait pas des expérimentations mais un retour à la normale. Rétablissons l'équité entre l'école publique et l'école privée. Cessons les comparaisons avec d'autres pays, on ne peut comparer que ce qui est comparable. Soyons pragmatiques et libérons les énergies du terrain comme le répète si bien notre ministre, en respectant les spécificités. Au lieu d'alléger la semaine des enfants, cette réforme l'a alourdie, entraînant davantage de collectivité, certains élèves atteignant 45 heures par semaine, leur semaine devenant plus lourde que celle d'un collégien !

 

L'intérêt de l'enfant – considéré comme prioritaire à l'annonce de la réforme, et alimenté par une idéologie contestable – est passé rapidement au second plan, vite remplacé par les contraintes organisationnelles ou financières des communes ou celles du lobby touristique. Notre Président de la République, Monsieur Macron, évoquait la liberté de choix laissée aux communes. Ceci n’aboutirait qu’à plus d’inégalités, ce que nous refusons au SNE-SNALC : l’éducation doit rester nationale.

 

Conscient et respectueux des spécificités et quelques réussites locales des nouveaux rythmes, le SNE-SNALC ne réclame pas une remise à plat ,ni même un sondage d'opinion. Il appelle purement et simplement à une abrogation.

*http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/jean-michel-blanquer-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-946815.html

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