ACTUALITÉS NATIONALES

7 octobre 2020

Calomnies, accusations, diffamation...

Comment faire face ?

La lettre assassine

 

Il en va de la vie des écoles comme de celle des enseignants, tout peut se dérouler normalement, avec des difficultés inhérentes à l'exercice de notre profession, certes, mais néanmoins normalement.

Il arrive pourtant parfois qu'un événement inattendu vienne tout bouleverser. Une lettre. Une simple lettre d'un parent aigri isolé ou d'un collectif vengeur, revendicatif mais surtout pas représentatif. Cette lettre est bien évidemment aussi adressée à votre IEN et à la DSDEN ou au rectorat. Elle est un déversoir de rancœurs, d'accusations infondées et de reproches tous azimuts.

Plus d'un collègue, expérimenté ou pas, s'est effondré à la lecture de ce genre de missive. Une nouvelle école a été récemment encore victime d'un tel envoi. Sa directrice nous a consulté sur la démarche à tenir. Elle a bien fait. Des solutions existent.

 

Le geste qui sauve

Le plus important est de faire face sereinement. Pour cela, il est indispensable de ne pas rester seul, de prendre du recul. Le SNE vous conseille d’abord de contacter votre IEN,  votre syndicat et votre assurance professionnelle pour les informer de la situation.

Ensuite, il est nécessaire de conserver à l'événement l'importance toute relative qu'il a. Des courriers injurieux ou diffamatoires visant des collègues sont régulièrement adressés aux services. Ceux-ci connaissent le classement vertical. La lettre est souvent un envoi isolé. Aussi salissante soit-elle, elle n’est que cela.

 

Répondre à l'innommable

L'envie ou la nécessité de répondre peut exister. Que ce soit l'équipe ou un enseignant qui est mis en cause, la réaction se doit d'être opérée par les voies institutionnelles.

 

Si l'école ou un groupe d'enseignants sont mis en accusation, le conseil d'école ordinaire est le lieu idéal pour répondre posément. L'ajout d'un point "rappel sur le fonctionnement de l'école" dans l’ordre du jour est un bon moyen. Cela permet de revenir sur les modalités normales de contacter l'équipe, de répondre à ce qui a pu être reproché, sans mention de contexte précis, et éventuellement de rappeler que tout ne dépend pas de l'école (possibilités de remplacement, organisation d'évaluations nationales...). Il est important de souligner que tout est mis en œuvre pour la réussite, la sécurité, le bien-être et la santé des élèves.

Rassurer est alors le maître mot.

 

Si un ou deux enseignants sont mis en cause, il faut les préserver. Dans ce cas, le conseil d'école peut ne pas suffire. Il faudra alors chercher l'appui de l'administration (IEN, protection fonctionnelle...) et envisager éventuellement des actions judiciaires à l'encontre des auteurs du courrier.

 

Le soutien et les conseils de votre syndicat ainsi qu'un appui juridique sont alors quasi indispensables. L'affaire peut prendre du temps à se régler, mais vous en sortirez par la grande porte.

Philippe Ratinet

Secrétaire général aux publications

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