ACTUALITÉS NATIONALES

14 octobre 2017

Direction d'école : le temps de l'action

Chère collègue directrice, cher collègue directeur,

Depuis des années, vos missions se sont diversifiées, alourdies, complexifiées. Quelles avancées notables ont véritablement suivi, afin de vous permettre d’accomplir sereinement ces missions ?

En dehors d’une ISS revalorisée, mais dont le montant reste anecdotique au regard de la somme de travail et des responsabilités, et en dehors d’une augmentation limitée du volume de décharge pour certaines catégories de directeurs, pensez-vous que l’on se soit suffisamment penché sur la réalité de votre travail, sur les difficultés de votre quotidien depuis 15 ans ? Ce qui a été fait, c’était du saupoudrage pour avoir la paix à peu de frais.

La suppression des EVS ne concerne pas tous les directeurs et directrices, puisque certaines et certains d’entre vous n’en ont jamais eu, et ont dû s’en accommoder. Doit-on pour autant s’en satisfaire ? Doit-on pour autant niveler par le bas, c’est-à-dire faire comme avant, lorsqu’il n’y avait pas de secrétariat ?

Le SNE pense que non : il l’a dit et redit au Ministère en ce début d’année. Il a expliqué la nécessité d’une réponse urgente au problème global de la direction d’école, où chacune et chacun d’entre vous se sent obligé(e) de faire toujours plus, afin de garantir le bon fonctionnement de son école.

Jusqu’à quand ? Jusqu’au « burn out » ? Jusqu’au moment où vous reprendrez un poste d’adjoint ou de remplaçant ?

Nous avons demandé dans un premier temps une communication qui prendrait acte des difficultés des directrices et directeurs face à la difficulté de concilier plusieurs rôles sur un même temps, notamment en termes de sécurité.

En l’absence de réponse du Ministère suite à notre entretien du 26 septembre dernier, malgré plusieurs relances étant donné l’urgence de la situation, le SNE, syndicat responsable, invite donc les directrices et directeurs de la France entière à faire également preuve de responsabilité et de discernement.


Devant des injonctions  contradictoires et souvent impossibles à tenir, le SNE vous suggère de mener à bien les missions qui concernent en premier lieu la sécurité de votre école et de ses usagers, mais aussi l’enseignement auprès des élèves qui vous sont confiés ainsi que leur bien-être, et de reporter ou de ne plus mener à bien toutes les tâches chronophages ou qui ne sont utiles qu’à l’institution, comme les remontées d’effectifs, les résultats d’élections de parents d’élèves,  les projets d’école,  les résultats aux évaluations CP, les comptes-rendus en tout genre et autres indicateurs qui ne servent en fait qu’au pilotage de l’éducation mais qui ne prennent jamais en compte les conditions des personnels ni la souffrance au travail.

Nos indicateurs, au SNE, ne sont pas chiffrés : ils se mesurent à la lassitude, à la fatigue accumulée, à la perte de confiance en soi, à la résignation, à l’écœurement parfois devant l’immensité de la tâche…

A vous de faire entendre votre voix. Un courrier à l’intention de votre IEN est ici.

Si le Ministère reste sourd pour le moment, il ne pourra pas rester aveugle très longtemps.

En cas de difficulté avec votre IEN, votre DASEN, contactez le SNE.

SNE -  Syndicat National des Ecoles

© 2017-2019 Syndicat National des Écoles - Directeur de la publication : Laurent Hoefman, président du SNE

Contact SNE  : Laurent Hoefman president@sne-csen.net

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