ACTUALITÉS NATIONALES

6 mai 2020

Comité Technique Ministériel du 5 mai 2020 : dernier état des lieux entre le ministère et les syndicats

Le SNE a assisté mardi 5 mai au dernier Comité Technique Ministériel avant la reprise. Cette réunion a marqué un bilan de la situation actuelle et un point d’étape sur le travail déjà engagé et sur celui qui reste à mener.

Une prise de parole volontariste

M. Blanquer a ouvert la réunion. Il a d’abord salué l’engagement des enseignants du premier degré.

« J’étais ce matin à Poissy avec le président pour visiter l’école qui accueille les enfants de soignants depuis deux mois. Aucun professeur malade, aucun élève malade. Il y a une équipe enthousiaste, travail remarquable. »

 

Le ministre a ensuite reposé le contexte actuel et envisagé le futur.

« Aujourd’hui, on ne sait pas ce que va donner la pandémie. Disparition du virus à l’été ? Présence du virus en septembre ? Il faut prévoir les deux scenarios et faire de 2020/2021 une bonne année scolaire malgré la pandémie. Ça se prépare ensemble. »

 

M. Blanquer a enfin souligné le respect du dialogue social.

« Dans un délai très contraint, nous avons concilié à votre demande un cadrage national précis et une confiance dans les acteurs de terrain pour la mise en œuvre. Vous êtes attachés à cette souplesse. »

Des positions syndicales très contrastées

 

Les organisations syndicales présentes ont émis des avis et tirés des conclusions très différentes sur tout ce qui concerne la reprise.

Certains syndicats se sont cantonnés à une critique absolue de tout ce qui est prévu. Les plus jusqu’au-boutistes d’entre eux ont poussé leur raisonnement jusqu’à parler de grève.

 

D’autres organisations syndicales ont tenu des positions plus pragmatiques et constructives. Ces syndicats ont reconnu l’importance du travail préparatoire mené avec le ministère, la possibilité de la reprise, les problèmes non encore résolus et réaffirment leur vigilance.


Le SNE s’inscrit évidemment dans cette ligne. Pour le SNE, il est important que l'Ecole puisse réouvrir, il faut permettre aux élèves de reprendre des habitudes de travail. Cela va prendre du temps, mais c'est un début.

Un dialogue social qui a porté des fruits

 

Pour notre ministre, « On ne peut pas défendre l’école et condamner son ouverture. »

Il a ensuite précisé :

« On a passé des heures en concertation ; on a pris en compte toutes vos remarques :

- Vous vouliez un protocole sanitaire précis ? On l’a fait.

- Vous vouliez de la souplesse ? On la donne.

- Vous vouliez distinguer les situations ? On l’a décidé (rouge vert).

- Vous vouliez une rentrée progressive ? On l’a fait.

- Vous vouliez empêcher le cumul présentiel distanciel ? On l’a fait. »

 

Tous les points évoqués par le ministre ont été défendus par le SNE, qui a pris une part importante au dialogue social. Notre syndicat regrette néanmoins le manque de souplesse constaté sur le terrain et le fait que le classement des départements (vert ou rouge) n'ait pas d'incidence sur la reprise ou non dans le premier degré.

Le SNE regrette également la précipitation de cette rentrée. La circulaire ministérielle n'a été éditée que le lundi 4 mai. Tout cela a été fait dans des délais extrêmement courts. Sur le terrain nous avons remarqué énormément de bonne volonté de la part des équipes mais en même temps une sollicitation très importante et une mise en œuvre qui a nécessité beaucoup d'improvisation.

La responsabilité juridique face au Covid

Mme Lévêque précise, pour le ministère, que le droit commun permet de répondre aux questions. En cas de mise en cause pour une contamination, la responsabilité de l’État serait engagée, pas celle des personnels.

 

La responsabilité pénale du directeur ne peut pas être plus engagée que pour une grippe. Pour ce faire, il faudrait une action intentionnelle ou délibérée du directeur pour qu’il puisse être inquiété.

Des informations générales pour la rentrée 2020

 

Aux 440 postes déjà créés pour le premier degré s’ajoutent 1248 postes « covid ». On arrive à 1688 postes supplémentaires en primaire.

 

Avec la baisse des effectifs (-45 000 élèves) on atteint un ratio professeur par élèves inédit dans le premier degré.

Le SNE, seul syndicat à représenter exclusivement le premier degré au CTM, et les autres OS reconnaissent l’effort et réclament la même chose pour le secondaire.

 

Un décret pour intégrer les ATSEM aux formations des PE maternelle a été présenté. Il a été validé par tous, sauf par FO.

Pierre Favre

Vice-Président SNE, élu au CTM

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