ACTUALITÉS NATIONALES

3 juin 2020

Direction : le SNE demande encore mieux

Le SNE a été entendu mercredi 03 au ministère à propos du projet de loi sur la direction d’école (à lire ici), afin de discuter des évolutions et aménagements qui pourraient encore lui être apportés. Pour mémoire, ce texte doit être examiné par la représentation nationale le 22/06.

Le SNE a d’abord souligné un double satisfecit

 

Tout d’abord, de voir que le sujet de la direction va aboutir à la prise de mesures concrètes. Cette démarche est d’autant plus importante en cette période où les directeurs ont été et restent très particulièrement mobilisés.

 

Ensuite, de constater que ce projet de loi est en corrélation avec un grand nombre de nos revendications pour la direction d’école (à lire ici).

 

 

Un projet globalement satisfaisant

 

La création d’un emploi fonctionnel de directeur permet d’officialiser la spécificité du métier de directeur. En ce sens, c’est une avancée importante, même si elle amènera aussi des contraintes en lien avec ce type d’emploi, contraintes qu’il faudra négocier.

Les enseignants qui décideront de prendre une direction bénéficieront d’avantages spécifiques en matière de rémunération et d’avancement, tout cela sans perdre le profit de leur concours d’enseignant. Dans ces conditions, prendre une direction pourra devenir un vrai choix de carrière.

 

Les quotités de décharge augmentées et la possibilité de ne plus être en charge de classe vont aussi dans le sens de la reconnaissance d’une spécificité du travail de directeur.

 

L’absence de statut hiérarchique avec les enseignants permettra de conserver les rapports de proximité et de confiance qui existent aujourd’hui avec les équipes.

 

La dispense de scrutin matériel pour les élections des représentants de parents en cas de dépôt d’une seule liste enlèverait un poids considérable en début d’année.

 

Enfin, que l’élaboration du PPMS ne soit plus du ressort exclusif du directeur est une mesure de bon sens. Un directeur ne peut pas être compétent dans tous les domaines. Par contre, qu’il soit en charge d’exercices de mise en application du PPMS va de soi.

 

 

Les points à améliorer

 

Pour le SNE, il est nécessaire d’améliorer les quotités de décharge attribuées aux directeurs des petites écoles (de 1 à 4 classes). Les quotités envisagées demeurent insuffisantes. Nous rappelons ici que nous demandons un quart de décharge au minimum pour tous les directeurs.

 

Nous avons aussi souligné la nécessité absolue de rappeler que, pour ce qui est du pédagogique, le directeur sera décisionnaire seulement du point de vue de l’organisation. Le SNE milite donc pour qu’il soit écrit noir sur blanc que la liberté pédagogique des enseignants sera respectée.

 

Le SNE regrette que le secrétariat dépende du bon vouloir des collectivités territoriales. Cela générera des disparités regrettables entre les écoles. Nous réclamons donc la création d’un dispositif incitatif à des créations de secrétariat.

 

Nous avons aussi revendiqué la possibilité pour les directeurs de demander le déplacement d’élèves qui poseraient ou dont les familles poseraient des problèmes insolubles de comportement, dans les mêmes modalités que ce qui existe dans le second degré.

Le texte proposé pour la direction d’école peut encore être perfectionné. Le SNE s’attache à ce travail jusqu’au bout. Dans ce domaine-là, comme ce fut le cas dans bien d’autres ces dernières années, nous comptons faire bouger les lignes et obtenir du concret.

Philippe Ratinet

Secrétaire général aux publications

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