ACTUALITÉS NATIONALES

1er juillet 2021

Article olivier

Lundi 14 juin, le SNE était au ministère pour écouter ses prendre connaissance des propositions notamment en matière d’évolution de nos rémunérations et de nos carrières.

 

L’objet principal était d’envisager comment utiliser les 400 millions d’euros supplémentaires dont disposera le ministère dès 2021 (2022 ?) pour répondre à ces problématiques particulièrement sensibles.

Sur cette somme, 255 millions seront consacrés à la revalorisation de la profession d’enseignant et 155 à des mesures dites catégorielles. Le ministère ne nous a pas présenté ses intentions sur ces dernières.

21-05-27 promesses Grenelles.jpg

Le SNE était au rendez-vous de la seconde étape de la revalorisation. La Notre démarche s’inscrit donc dans la durée. Notre syndicat regrette tout de même que l’idée d’un projet de loi pluriannuel ne soit pas concrétisée. Un tel texte aurait conféré plus de lisibilité et éventuellement d’acceptabilité aux mesures qui seront discutées et arrêtées pour 2022.

 

 

L'objectif du ministère : 2 000 euros net par mois pour les nouveaux enseignants

 

Le choix du ministère pour 2022 est le même que celui acté pour 2021. Il affiche la volonté d’accroître l’attractivité du métier d’enseignant. Pour cela, il choisit de porter une attention plus particulière sur le début de carrière. Trois scénarios de revalorisation ont été présentés. Tous sont dégressifs et concernent les échelons 1 à 7 ou 8 selon les hypothèses retenue, soit de 34 à 43 % des collègues.

Notre syndicat fera évidemment un choix. Il Le SNE proposera aussi une alternative au ministère.

 

Pour le SNE, l’option retenue par le ministère pose trois problèmes.

 

Tout d’abord les chiffres de l’OCDE (regards sur l’éducation) montrent que la rémunération des enseignants à 10 et 15 ans d’ancienneté est désormais la plus en retard par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE. L’effort budgétaire devrait donc porter sur eux cette année. Notre syndicat fera une proposition dans ce sens au ministère.

 

Ensuite, une augmentation qui ne porte que sur le début de carrière conduit à lisser la progression salariale tout au long de la carrière. Gagner un échelon doit demeurer un événement significatif pour l’évolution de la rémunération. Gommer cela aboutirait à effacer toute perspective. Ce n’est pas ainsi que les enseignants pourront mieux se projeter vers l’avenir et avoir envie de construire leurs carrières.

 

Enfin, les collègues concernés par la revalorisation seraient les mêmes que l’année dernière. Les autres risquent légitimement de se sentir écartés de toute considération, même s’ils seront concernés par d’autres mesures (prise en charge d’une partie de la mutuelle santé, augmentation du taux d’accès à la hors classe). Le SNE l’a souligné. Notre syndicat regrette la situation qui se profile.

 

Le SNE a donc réclamé revendiqué que la prime d’attractivité soit accompagnée par une revalorisation des échelons les plus élevés de la classe normale.

 

 
Le primaire sera-t-il le grand oublié ?

 

Le Grenelle de l’Éducation avait été clair : il faut mieux rémunérer les enseignants français, tous degrés confondus. Il reprenait ici une constatation de l’OCDE. Ces deux instances avaient aussi souligné la nécessité de porter un double effort particulier, l’un sur les néo titulaires, l’autre sur les enseignants du primaire.


Le SNE n’a pas manqué de rappeler cet état de fait au ministère. Nous avons donc réclamé que toutes les conséquences soient tirées des travaux du Grenelle et que le premier degré soit l’objet d’une mesure spécifique de revalorisation. Un point de vue qui n’a pas été partagé par tous les syndicats présents.

En effet, les enseignants du premier degré sont pourtant les moins bien payés en France, que ce soit en salaire réel (avec primes et indemnités) ou en salaire horaire (dans le premier degré le nombre d’heures face élèves est beaucoup plus important que dans le secondaire).

 

Le SNE n’a pas manqué de rappeler cet état de fait au ministère. Notre syndicat réclame donc que le ministère tire les conséquences des remarques exprimées et du consensus OCDE/Grenelle en accordant une revalorisation spécifique à l'ensemble des enseignants du premier degré.

Malheureusement la grande majorité des autres syndicats, qui défendent à la fois le 1er et le 2nd degré, se sont fermement opposés à ce qu'une priorité soit accordée au 1er degré. De fait, le ministère ainsi que ces syndicats souhaitent que l'écart de rémunération qui existe entre 1er et 2nd degré continue d'exercer.

Le SNE, seul syndicat à représenter uniquement le 1er degré auprès du ministère, insiste pour que les professeurs des écoles soient enfin considérés comme des professeurs sur leur bulletin de paie aussi. Il est temps d’accorder aux enseignants du premier degré une rémunération plus juste qui tienne compte du travail qu’ils accomplissent déjà.

 

Il reste un volant de 155 millions au ministère pour 2022. Le SNE militera pour qu’il soit employé en faveur de ceux qui sont pour l’instant les grands oubliés du Grenelle : les enseignants du premier degré.

 

Philippe Ratinet

Secrétaire général aux Publications

POUR une égalité salariale entre le premier et le second degrés

 

Au mois de juin 2021, le SNE sera présent dans les instances qui décideront de la répartition de la revalorisation promise lors du Grenelle .

Nous y défendrons les enseignants du premier degré, ceux que nous sommes les seuls à représenter exclusivement.

Faites entendre votre voix : soutenez notre action en signant notre pétition.

sne-csen.net 20-11-12 petition.png

SNE -  Syndicat National des Ecoles