ACTUALITÉS NATIONALES

27 janvier 2022

Allègement du quotidien, prime
Le SNE enfonce le clou au point sanitaire du 26/01

Le point sanitaire du 26 janvier s’est avéré différent des précédents. D’abord parce qu’il se tenait après les premières réunions des instances partenariales nationales et locales sur la gestion de la crise, ensuite parce que notre administration a mis en application une des revendications qui nous ont poussé à nous associer au mouvement de grève du 13.

Puisque des avancées sont possibles, le SNE ne s’est pas privé de militer pour en obtenir d’autres.

Ce qui ne va toujours pas
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La question du manque de remplaçants pèse lourdement sur les équipes. Le ministère en convient et précise que les besoins sont actuellement accrus de près de moitié par rapport à un hiver normal. Actuellement, dans certaines académies, les circonscriptions annoncent dès le lundi qu’il est inutile de demander des remplacements. Certaines ont même indiqué à mot couvert que les absences de moins de 3 semaines ne sont pas remplaçables.

De telles annonces ont de quoi finir de démolir le moral des équipes. Le SNE a donc demandé à ce que le problème du non remplacement soit pris à bras le corps, en fixant comme objectif une amélioration qui perdurera une fois la crise sanitaire passée.

 

La question du sens du protocole reste d’actualité. Le fait que les autotests ne dépendent que du bon vouloir des parents pose la question de la confiance et celle du but recherché par le choix de cette modalité. Le professeur Chauvin, président de la Haute Autorité de Santé, a clairement expliqué hier qu’il s’agissait désormais de ne plus isoler pour éviter la paralysie du pays.

Le SNE a souligné que, plutôt que de demander aux enseignants de faire une chose puis l’autre sans rien leur dire, il vaudrait mieux  leur expliciter sans détour le pourquoi des mesures qui impactent tant leur quotidien. 

 

La situation sur le terrain est toujours très complexe. Les personnels subissent toujours plus de tensions. Les enseignants jonglent entre les absences répétées et massives de leurs élèves pour essayer d’homogénéiser le niveau de leurs classes. Ce suivi pédagogique est très lourd à organiser. Pour cela, les collègues font du présentiel et du distanciel. Ils auront aussi à prendre en compte les conséquences de la crise pour l’année prochaine.

Pour le SNE, il est indispensable que le ministère prévoie une reconnaissance pécuniaire de tout ce travail supplémentaire via une prime de suivi pédagogique par exemple.

 

Le travail des directeurs d’école est spécifique et demeure très lourd. Pour eux, la mobilisation réelle est de 7 jours sur 7.

Le SNE milite donc, dans un premier temps, pour des aménagements pratiques qui allégeront leur travail au quotidien. Notre syndicat souligne que, dans un second temps, les directeurs doivent bénéficier d’une gratification sous la forme d’une prime pour leur engagement sans faille.

 

Ce qui va un peu mieux

L’information directe de chaque enseignant des évolutions du protocole.

Ce nouveau mode de communication va dans le bon sens. Il allège un peu le travail des directeurs d’écoles. Malheureusement l’information n’est pas passée dans toutes les académies.

 

La mise en place des instances partenariales sur la gestion de la crise.

Le SNE porte une attention toute particulière aux résultats qui en sortent. Certains premiers retours sont encourageants. Des soucis pratiques ont été relevés (sur la distribution des masques, sur leur origine). Des réponses ont, pour l’instant, été systématiquement apportées. Notre syndicat demeure vigilant. Le travail de ces instances doit déboucher sur des mesures concrètes pour alléger la situation sur le terrain. Sans cela, elles n’ont aucun intérêt. Nous l’avons clairement affirmé à l’administration.

 

La délivrance de masques et d’autotests pour les enseignants.

Les moyens mobilisés sont considérables. Ils sont tels que la France n’est pas à même de produire le stock de masques nécessaires à notre seul ministère. L’administration nous a affirmé que tout était mis en œuvre pour que chacun puisse ressentir au plus vite les effets de ce qui a été décidé. Une situation à suivre de près.

 

 

Ce qu’il faut décider très rapidement

La priorité des priorités demeure l’allégement du quotidien. C’est pourquoi le SNE a demandé que les mesures suivantes soient prises le plus vite possible :

- le report des taches administratives non urgentes pour les directeurs d’école

- la suspension des évaluations d’école et de leur annonce jusqu’à la fin de cette année scolaire

- la suspension des APC et des formations continues

- une décision définitive sur la tenue des évaluations de CP et préciser si elles
obligatoires ou facultatives.

- la levée des contradictions qui demeurent dans le protocole sur l’accueil des élèves et le non brassage en cas d’absence non remplacée ou pour l’accueil d’enfants de personnels prioritaires

- l’annonce que les élèves absents ne peuvent revenir qu’au début de chaque demi-journée.

Le ministère a, tout au long de cette réunion, montré une volonté d’écoute et d’amélioration des conditions d’exercice de tous les personnels. Le SNE espère que les premières mesures mises en application seront rapidement suivies par d’autres et que la situation sur le terrain s’en trouvera enfin améliorée. C’est ce à quoi notre syndicat travaille.

 

Philippe Ratinet

Secrétaire général aux publications

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SNE -  Syndicat National des Ecoles