ACTUALITÉS NATIONALES

31 janvier 2022

Un signal d’alarme de plus à propos des enseignants !

Les enseignants français sont maltraités

 

Le 18 novembre 2021, M. Gérard Longuet a présenté un rapport sénatorial, concernant le budget 2022 de l’Education nationale. Ce dernier souligne une forte dégradation des conditions de travail tant sur le plan matériel que moral des enseignants.

 

En juillet 2018, dans le rapport d’information «Métier d’enseignant : un cadre rénové pour renouer avec l’attractivité» de Max Brisson et Françoise Laborde, on a pu comprendre que les réformes successives se sont traduites par une dégradation des conditions d’exercice du métier d’enseignant.

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En novembre 2017, Françoise Férat, a présenté un rapport sur le projet de loi de finances où l’on parle de « souffrance au travail, classe d’élèves remuants, absences de reconnaissance, manque de moyens ».

 

Ces signaux d’alarme reprennent les multiples enquêtes, rapports, constats, études et travaux menés ces dernières années par les organisations syndicales, la DEPP, la fondation MGEN. Tous décrivent et dénoncent une dégradation des conditions de travail des enseignants. Mais pour quel résultat ?

 

 

Souffrir toujours plus dans le silence criant de l’administration

 

Ce qui est le plus terrible dans cette souffrance c’est le silence de l’Institution concernant ce énième rapport qui dénonce une fois de plus la dégradation de nos conditions de travail de ses personnels.

 

Le SNE constate que malgré les alertes, les rapports dénonçant nos conditions de travail, les suicides de nos collègues à bout de tout, les conditions de travail continuent à se dégrader au fil du temps

 

Ces dernières années, enseigner est devenu une tâche éreintante, voire impossible tant les exigences de l’administration écrasent les enseignants. Outre leur mission auprès de leur groupe classe, il incombe désormais aux enseignants de gérer l’inclusion scolaire, la multiplication des dispositifs qui lui sont inhérents, l’individualisation des apprentissages, le foisonnement des informations et les remises en question incessantes.

 

La crise sanitaire a ajouté de la difficulté à la difficulté. Les enseignants et les directeurs sont fortement sollicités par les DASEN et les IEN et  ils se retrouvent embourbés dans des procédures sanitaires souvent contradictoires, contraints de préparer des plans de continuité pédagogique au cas où alors que l’administration gère tout au jour le jour. 

 

C’est le règne de la culture de la charrette. Il s’agit d’une tradition, en école d’architecture et dans beaucoup de classes préparatoires, qui considère que travailler jusqu’à l’épuisement fait intégralement partie de ces études-passion, alors qu’elle continue de faire des ravages. 

 

Les enseignants sont d’abord des personnes. Leur accorder la considération qu’ils méritent est un préalable à un éventuel retour en grâce de leur si belle profession. Il est désormais urgent d’agir pour la sauver.

 

Lionel Saussé

Membre du bureau national

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SNE -  Syndicat National des Ecoles