top of page

ACTUALITÉS NATIONALES

8 janvier 2026

Rythmes scolaires : deux rentrées de répit

En fin d’année 2025, la convention citoyenne réunie à l’initiative du président de la République avait proposé de passer, dès l’élémentaire, à une semaine de cinq jours pleins de classe par semaine. Pour le SNE, il s’agit d’une ligne rouge.

 

Notre syndicat demeure un ardent défenseur de la semaine de quatre jours. Sitôt les conclusions de la convention connues, le SNE avait évidemment interpellé M. Edouard Geffray, ministre de l’Education nationale, pour lui demander de préserver la pause de milieu de semaine. Le résultat ne s’est pas fait attendre.

SEMAINE 4 JOURS (V2).001.png

 

Dès le 3 janvier, le ministre a annoncé que la question des rythmes scolaires ne serait pas à l’ordre du jour de la rentrée 2026 "parce que ce n'est pas quelque chose que l'on peut réussir en six mois". Il a été plus loin en précisant : "c'est à mon sens un vrai débat pour la présidentielle de 2027".

 

La volonté de plus de 90% des écoles de France qui se sont exprimées en faveur de l’organisation à quatre jours sera respectée pour les deux années scolaires à venir. C’est un soulagement pour toutes les personnes concernées.

 

Le SNE relève une nouvelle fois l’incongruité du fait que le choix d’une aussi écrasante majorité soit encore considéré comme une exception par la loi. Nous continuerons à militer pour que la semaine de quatre jours, largement plébiscitée, devienne la règle générale et qu’il soit possible d’y déroger selon des considérations locales.

 

Notre syndicat relève aussi la lucidité du ministre sur la question puisqu’il tire des leçons de l’expérience passée: "la réalité du terrain, c'est qu'on ne peut pas réussir la semaine de cinq jours, partout, dans les mêmes conditions. Et qu'en pensant résoudre une question pédagogiquement intéressante, on risque d'alimenter des inégalités territoriales, avec des effets contre-productifs".

 

Le SNE espère que le ministre saura porter un regard aussi clair sur les souffrances provoquées par les dérives de l’école inclusive telle qu’elle existe aujourd’hui et qu’il s’emploiera à y remédier car il s’agit là de l’urgence première dans les écoles aujourd’hui. Notre syndicat a pu, en décembre encore, lui faire part de l’ampleur du malaise qui existe dans ce domaine et lui proposer des mesures pour soulager enseignants, AESH et élèves.

bottom of page