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ACTUALITÉS NATIONALES

11 février 2026

Pour des AESH enfin reconnus, formés, remplacés et en nombre suffisant

Pour ce qui relève de l’Éducation nationale, la loi sur le handicap de 2005 a établi comme fondement de l’école inclusive le principe de la compensation. Cela signifie notamment que, face aux difficultés induites par un handicap, une notification pour une aide humaine peut être délivrée. 

Aujourd'hui, les AESH sont le deuxième effectif le plus important au sein des personnels de l’Éducation nationale. Et pourtant, sur le terrain, ils ne sont pas assez nombreux pour répondre aux besoins. Le nombre d'élèves concernés a explosé et les AESH manquent…

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Voilà pourquoi le SNE milite pour la création d’un statut de catégorie B pour les AESH et pour une formation de qualité. Une fonction d’AESH mieux considérée, mieux valorisée et mieux rémunérée offrirait une perspective de carrière plus attirante. Les postes proposés seraient probablement plus facilement pourvus qu’aujourd’hui.

Dans cette perspective, le SNE milite aussi pour la création d’un pôle de remplacement AESH afin d’éviter les ruptures d’accompagnement et de préserver de bonnes conditions de travail pour tous.

Pour notre syndicat, disposer d’AESH en nombre suffisant permettrait un changement majeur : offrir la possibilité d’obtenir des heures d'AESH dans les cas d’urgence et pour répondre aux notifications en cours d’année sans avoir à diminuer les accompagnements déjà mis en place. Il serait ainsi possible, notamment en maternelle, d’obtenir rapidement une aide pour que les collègues ne soient plus seuls à gérer des situations d’enfants en crise sur de longues, voire de très longues périodes.

 

 

La formation : une nécessité mais pas la pierre philosophale

 

Le manque de formation pour la gestion de certains handicaps pèse sur le quotidien dans les classes. Mieux connaître les différentes natures de handicap permettrait d’apporter les réponses pédagogiques les plus pertinentes. C’est d’ailleurs le cœur du métier des enseignants et des AESH. Notre syndicat est évidemment favorable à un élargissement de la formation dans ce domaine. Mais cela ne permettra pas de tout solutionner.

Aujourd’hui, la formation est trop souvent perçue comme LA solution, celle qui permet de surmonter toutes les difficultés dans les classes. Un supplément de formation sur les handicaps ne doit pas amener à considérer qu’enseignants et AESH peuvent gérer toutes les difficultés que rencontrent les enfants et surtout ne pas les amener à accomplir des actes de soin.

 

Pour le SNE, dans l’école de 2026, une meilleure formation, voire une formation tout court, à la gestion des handicaps est devenue indispensable. Mieux formés, plus conscients du type de difficultés que rencontrent leurs élèves, les professionnels de l’éducation seront mieux à même de répondre aux besoins pédagogiques spécifiques. 

Toutefois, la formation ne doit pas aboutir à dénaturer l’école. Les écoles ne sont pas des lieux de soins. Elles sont et doivent demeurer des lieux d’instruction. Les enseignants et les AESH ne sont pas des personnels soignants et ils n’ont pas vocation à le devenir.

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