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ACTUALITÉS NATIONALES

12 février 2026

Un enfant n'est pas un élève

Tous les enfants ont la capacité d’apprendre et de progresser, mais tous n’ont pas celle de devenir élève. Dès lors, il nous semble indispensable de reconnaître la réalité et donc de réécrire la loi de 2005, en admettant que certains enfants n’ont pas leur place, de façon temporaire ou pas, à l’école.

 

Oser ce pas, ce serait adapter au plus juste, oser donner réellement à chaque enfant ce dont il a besoin pour grandir en fonction de ses possibilités.

 

 

L’humanisme en pratique plutôt que doctrinal
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Un enfant n’est pas un élève. Apprendre le métier d’élève est d'ailleurs l'un des enjeux primordiaux de la scolarisation. La présence d’un AESH peut permettre de réaliser cela, un aménagement matériel aussi. Malheureusement, toute la bienveillance et tous les efforts du monde ne permettent pas toujours à un enfant de devenir élève. Et là, c’est le drame…

Les crises de violence physique ou verbale répétées font des ravages. Enfants et adultes se retrouvent victimes. Même avec une notification pour un établissement spécialisé, le manque de places fait que l’administration finit par demander d’accueillir dans des classes ordinaires des enfants pour lesquels elle sait que ce n’est pas l'endroit le mieux adapté.

 

L’administration parle d’«enfants sans solution». Ils sont 38 000 à attendre à l’heure où nous écrivons ces lignes… Dans les classes où ils sont relégués en attente de mieux, tout le monde est perdant, l’inclusion devient synonyme d’illusion et de souffrance.

 

Notre syndicat milite pour une approche pragmatique qui respecte les besoins et les possibilités de tous.

Nous demandons donc l’augmentation du nombre de places en éducation spécialisée (IME, ITEP, IEM, …) afin d’accompagner au mieux les enfants qui en ont besoin.​

De même, une augmentation des places en hôpital de jour permettrait d’offrir à chacun une aide adaptée.

 

Une fois que les besoins d’aide d’un enfant porteur de handicap ont été déterminés, il est du devoir de notre nation d’y pourvoir. Ne pas le faire revient à le maltraiter, à le faire souffrir. L’enfant supposé inclus devient victime. Certains d’entre eux font rejaillir leur souffrance de manière explosive, ce qui impacte tous les élèves de la classe et les adultes qui l’encadrent. Est-ce acceptable ?

 

Pour le SNE, l’école devrait pouvoir ne pas accueillir un enfant si son aide humaine individualisée n’est pas présente et que l’équipe pédagogique estime que la situation est ingérable sans cette aide.

Pour notre syndicat, il est aussi indispensable de protéger les adultes des violences qu’ils subissent ainsi que les autres élèves de tels spectacles. Le SNE milite donc pour que les élèves violents envers d'autres élèves ou des adultes de l'école puissent être suspendus à titre conservatoire.

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