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ACTUALITES NATIONALES

1 septembre 2026

Un enseignant perçoit en moyenne 3 090 € net par mois?

Ce chiffre a été asséné par la Depp comme un coup de massue à la fin de l’été dans sa note annuelle sur la rémunération des enseignants. 3 090 € net par mois. De quoi faire rêver les professeurs des écoles qui n’ont pas largement progressé dans le grade de la hors classe. Qu’elle est haute la barre de cette moyenne!

Ce chiffre a été largement repris et commenté. Il a surtout de quoi faire réagir tant il agglomère des réalités différentes pour aboutir à un résultat dépourvu de tout sens. 

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Soulignons au passage que ce chiffre écarte les contractuels et qu’il est gonflé par le fait que la population enseignante est plutôt âgée (40 % des enseignants ont plus de 50 ans) et donc avancée dans la carrière. Avec leurs départs à la retraite, la moyenne redescendra dans les années à venir.

 

Les enseignants du 1er degré demeurent les moins bien payés en France

La Depp (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) a le mérite de poser tous les chiffres sur la table. Nous retranscrivons ci-après les principaux.

Nous vous rappelons que les chiffres en net par mois incluent les primes, principalement l’ISAE pour les PE, et ne tiennent compte ni du prélèvement des impôts à la source, ni de la cotisation pour la complémentaire santé ou d’une éventuelle prévoyance.

2026-09 salaire net mensuel moyen des enseignants.jpg

 

Ces chiffres sont édifiants. Les professeurs des écoles sont les seuls enseignants à être rémunérés en-dessous de la moyenne française annoncée par la Depp. On parle ici de 240 € net par mois en moins. A l’échelle d’une année et plus encore à celle d’une carrière, la somme devient colossale.

 

Le SNE dénonce cet état de fait depuis que la question de la revalorisation des enseignants a été posée, à l’époque où la première réforme des retraites avait été envisagée. Le Grenelle qui a suivi peu après avait entériné ce constat. L’UNESCO en a fait tout autant à plusieurs reprises depuis. Voilà pourquoi notre syndicat propose d’abord des évolutions de rémunération spécifiques au premier degré plutôt que de militer pour des augmentations pour l’ensemble des enseignants voire de la fonction publique comme le font les centrales syndicales majoritaires depuis toujours. Des efforts ont été consentis en faveur des débuts de carrière, qui étaient eux aussi sous dotés. Des mesures ciblées sont donc réalisables, encore faut-il quelqu’un pour les porter. Le SNE s’y évertue mais il est bien seul sur ce sujet.

 

 

Pour sortir les enseignants du 1er degré de leur situation d’enfants pauvres de l’Éducation nationale

Il est nécessaire de repartir d’un constat douloureux : un professeur des écoles gagne en moyenne 280 € de moins que la moyenne des professeurs certifiés.

Le professeur des écoles et son collègue certifié sont pourtant recrutés au même niveau universitaire, ils sont rémunérés selon les mêmes grilles indiciaires et ils progressent à la même vitesse dans la carrière. Comment expliquer cette différence de niveau de rémunération ? Par deux faits :

          - les professeurs certifiés effectuent moins d’heures devant les élèves, ils ont donc un accès plus simple que les professeurs des écoles aux heures supplémentaires

          - le régime indemnitaire des professeurs certifiés est plus étoffé que celui des professeurs des écoles.

 

Pour le SNE, il est logique que professeurs des écoles et professeurs certifiés vivent des réalités différentes. Par conséquent, notre syndicat milite pour que la réalité de l’exercice des professeurs des écoles soit aussi bien reconnue et donc rémunérée que celle des certifiés. En effet, l’accueil des élèves avant la classe, leur accompagnement jusqu’au portail pour vérifier qu’ils partent avec les bonnes personnes, ne sont pas des temps rémunérés. Le fait de surveiller les récréations n’est pas plus reconnu.

Le SNE propose la création d’une indemnité de vie scolaire pour rémunérer le travail invisible réalisé par les professeurs des écoles. Si cette indemnité venait à être d’un montant équivalent à l’actuelle ISAE, l’écart avec les certifiés serait quasiment comblé et l’équité serait ainsi presque rétablie entre les professeurs.

 

Notre syndicat est le seul à défendre cette position. Songez-y au moment de voter pour vos représentants lors des élections professionnelles de décembre prochain.

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