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ACTUALITES NATIONALES

16 septembre 2026

PISA : la grande dégringolade

Ces derniers jours, les résultats de l’enquête PISA 2025 ont été rendus publics. Les commentaires ont été nombreux, chacun y allant de sa propre analyse selon qu’il soit parent, enseignant, ministre ou journaliste.

PISA en quelques mots

Le classement PISA est issu de l’une des enquêtes internationales les plus connues sur les acquis scolaires des élèves. Cette enquête permet de comparer les compétences des adolescents de 15 ans scolarisés dans 91 pays. Trois grands domaines sont évalués : les mathématiques, la compréhension de l’écrit et les sciences.

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Des résultats toujours en baisse

Les résultats de la France ont fortement chuté ces dernières années. Cette baisse semble s’inscrire dans la durée.

La France se classe aujourd’hui en 27ᵉ position. Elle reste très proche de la moyenne des pays de l’OCDE. Notre pays se situe devant l’Italie et le Portugal, mais derrière la Suède et la Slovénie.

En compréhension de l’écrit et en mathématiques, la France obtient des résultats inférieurs de 5 points à la moyenne de l’OCDE. En sciences, elle se situe à peine 1 point au-dessus.

Autre constat préoccupant : l’origine socio-économique reste davantage associée aux résultats scolaires en France que dans de nombreux autres pays.

Il faut aussi souligner que la baisse des résultats n’est pas propre à la France. La courbe française suit une tendance comparable à celle observée dans l’ensemble des pays de l’OCDE.

Enfin, l’enquête PISA n’évalue pas uniquement l’acquisition de connaissances scolaires. Elle cherche à mesurer la capacité des élèves à mobiliser leurs connaissances et leurs compétences pour résoudre des problèmes ou analyser des situations.

Des questions qu’il faut se poser…

 

Il est tentant d’accuser les réseaux sociaux, la disparition de la lecture “traditionnelle” ou les parents qui ne se soucieraient pas suffisamment de l’instruction de leurs enfants. Sans nier l’existence de ces phénomènes et leur potentielle influence, ils ne peuvent certainement pas, à eux seuls, expliquer la baisse des résultats.

Il serait utile de se poser quelques questions pour rechercher les causes du mal :

  • Quelle place accorde aujourd’hui notre société à l’École et au savoir ?

  • Quelle image les Français ont-ils des enseignants et de l’autorité qui leur est encore reconnue ?

  • L’École a-t-elle réellement été considérée comme une priorité ces dernières années ?

  • A-t-on profité, en France, de la baisse démographique scolaire pour améliorer réellement le taux d’encadrement dans les classes ?

  • A-t-on suffisamment cherché à mieux recruter et à mieux former les enseignants ?

  • A-t-on pris la mesure de la mise en œuvre de l’idéologie de l’inclusion à tout prix ?

  • A-t-on suffisamment encouragé et soutenu les enseignants en poste qui accomplissent chaque jour un travail remarquable ?

  • A-t-on compris que, pour exercer leur métier dans de bonnes conditions, les enseignants ont besoin de la confiance de leur hiérarchie et d’un minimum de stabilité : stabilité des équipes, des programmes scolaires, de la formation et des politiques éducatives ?

Pour notre syndicat, les réponses à ces questions doivent également être prises en compte lorsqu’on analyse les derniers résultats obtenus par les élèves français dans l’enquête PISA 2025.

Ne nous accablons donc pas davantage. Les difficultés de notre École ne se résoudront ni par la culpabilisation des enseignants, ni par la recherche de causes simplistes ou de responsables faciles à désigner.

Le SNE continuera de défendre une école primaire ambitieuse et exigeante, capable de transmettre à tous les élèves des savoirs solides et les savoir-faire indispensables pour leur permettre de construire leur avenir.

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