ACTUALITÉS NATIONALES

5 juin 2018

Pour un meilleur accès à la hors-classe

Le point sur la situation

 

Pourquoi si peu de professeurs des écoles ont-ils accès à la Hors-Classe ? Tout simplement parce que le taux de passage à la Hors-Classe est réglementairement bas.

Il était de 1,5% dans le primaire il y a peu de temps. Dans le même temps, le secondaire, lui, pouvait s’enorgueillir de passer à hauteur de 7%. Qu’à cela ne tienne : grâce à l’action du SNE, notre taux de passage à la Hors-Classe s’aligne progressivement sur celui du secondaire avec un +0,5% par an jusqu’à atteindre les 7%. La logique et les textes voudraient que nous soyons cette année à 6% à l’échelle nationale.

Mais 7% de quoi ? 7% des promouvables. Avant 2017, tous les PE à partir du 7ème échelon de la classe normale étaient promouvables. Mais le PPCR est passé par là…

 

Aujourd’hui les promouvables ne sont plus que les PE à partir du 9ème échelon + 2 ans d’ancienneté. On calcule donc le pourcentage d’admis à la Hors-Classe sur une proportion moindre d’enseignants. Par conséquent, malgré l’augmentation du taux de passage, le nombre d’enseignants effectivement promus ne satisfait toujours pas le SNE.

 

L’action du SNE

Le SNE, depuis de longues années, lutte pour que le passage à la Hors-Classe soit ouvert à un plus grand nombre de professeurs des écoles. Il n’est en effet pas envisageable que notre profession stagne dans les échelons de la Classe Normale et ne voie jamais poindre la Hors-Classe, grade permettant d’avoir une retraite (un peu plus) digne.

Le SNE a lutté pour que le taux de 1,5% de promus augmente. Et il a eu gain de cause. De quelle façon ? Sans banderole ni drapeau - méthode ne garantissant que la perte d’une journée de salaire pour ceux qui se laissent bercer par l’illusion de la grève de croisière. Celle-ci n’inquiète plus l’Etat et lui fait même, SMA à l’appui, économiser une journée de salaire sans gêne occasionnée auprès du parent d’élève usager.

La méthode du SNE ? Argumenter et attaquer le Ministère sur le plan d’une légalité défaillante. Le SNE a demandé que notre taux de passage soit ajusté sur celui du secondaire car nous sommes aussi des professeurs. De fait, sans écart statutaire, ne pouvait subsister un écart de traitement.

 

Le 3ème rendez-vous de carrière

 

En 2017-2018, tous les enseignants en 2ème année du 9ème échelon ont bénéficié d’un rendez-vous de carrière en vue des promotions hors-classe 2019. Et les autres ? L’ancienneté de la note doit (normalement) être prise en compte par les IEN lorsqu’ils établissent leur avis.

 

Mais les pratiques des enseignants évoluent en permanence, leur niveau de compétences aussi. Les IEN peuvent-ils vraiment juger un enseignant à sa juste valeur en se basant uniquement sur un rapport d’inspection vieux de plusieurs années, souvent rédigé par un autre IEN ? D’autant que cet avis restera valable dans la plupart des cas pour les prochaines promotions hors-classe !

 

Pour le SNE, les enseignants au 10ème ou au 11ème échelon devraient pouvoir eux aussi bénéficier d’un rendez-vous de carrière selon les nouvelles modalités, dans un souci d’équité.

 

Il est à noter néanmoins que si l’avis de l’IEN peut accélérer ou ralentir de quelques années l’accès à la hors-classe (comme le faisait la note jusqu’à présent) tous les enseignants du 11ème échelon accèderont à la hors-classe avant ceux du 9ème échelon, quel que soit l’avis de l’IEN, que l’enseignant ait bénéficié d’un RDV de carrière ou pas.

 

Pour savoir dans quel ordre les enseignants seront classés en fonction de leur ancienneté et de leur avis : cliquez ici

 

Et les autres syndicats qu’en pensent-ils ?

Lors du Comité Technique Ministériel, le SNE-SNALC a voté contre le PPCR, aux côtés de FO et de la CGT. A notre grand étonnement, le SNUIPP FSU, le SE-UNSA et la CFDT ont voté pour.

Quand on sait l’arnaque qui se cache derrière le PPCR, on se demande pourquoi ces centrales syndicales, se disant farouchement opposées au déclin de la profession, ont voté pour cette mascarade.

Au final, avec la mise en place du PPCR, c’est en moyenne une augmentation de 100 euros par mois qui s’applique aux PE. Or le métier, smicardisé, devrait être réévalué à hauteur de 25% pour retrouver le pouvoir d’achat de 1980.

Le SNE ne peut que s’insurger contre cette farce et certainement pas la cautionner !

Pour en savoir plus sur les modalités d’accès à la hors-classe depuis la mise en place du PPCR : cliquez ici.

Ange Martinez

Vice-Président du SNE, Elu CAPD 83

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