ACTUALITÉS NATIONALES

15 septembre 2020

Masques : E.N. / A.R.S., mettez-vous d'accord !

Les premières remontées de classes fermées ou d’enseignants mis en isolement pour cause de COVID nous avaient mis en alerte, mais les faits se confirment : aux yeux de plusieurs ARS, autorités compétentes en la matière, les masques en tissu fournis par l’Education Nationale seraient moins protecteurs que des masques chirurgicaux.


En effet, dans plusieurs départements, selon le type de masque (en tissu ou chirurgical) porté par l’enseignant, la classe ferme ou ne ferme pas et l’enseignant est isolé ou ne l’est pas. Ce critère a été présenté comme déterminant aux collègues concernés.


Il est révoltant de penser que la santé des enseignants, et par ricochet celle de leurs proches, puisse être négligée. Il est tout aussi inconcevable de brader celle des élèves et de leurs familles. Il est enfin déconcertant d’imaginer le nombre de classes qui seront fermées et d’enseignants isolés alors qu’avec un masque chirurgical, ces mesures n’auraient pas été prises. Le fonctionnement de l’école va donc pâtir de cette situation.


Le ministère affirme que les masques fournis sont aussi protecteurs que des chirurgicaux. Alors pourquoi cette cacophonie avec les ARS ?


Devant cet imbroglio, nous demandons que des masques suffisamment protecteurs aux yeux de l’ensemble des acteurs (ARS, Education Nationale…) soient fournis à tous les collègues rapidement et en nombre suffisant.

 

Nous avons demandé également une protection adéquate pour tous les collègues vulnérables qui n’ont pas la possibilité d’obtenir une ASA, d'être placés en  télétravail ou qui sont présents à leur poste malgré leur vulnérabilité. Nous avons été entendus sur ce point, la circulaire ministérielle du 14 septembre l'acte. Il reste à espérer que l'administration la mettra très rapidement en œuvre.


Jusque-là, le SNE avait fait part à l’administration de l’inconfort de ces masques en termes de chaleur, de respirabilité et donc de conditions de travail. Nous avons aussi pointé leur nombre insuffisant, puisque de trop nombreuses circonscriptions n’en ont distribué que 3 par enseignant, rendant obligatoire un lavage après chaque jour de classe.


Ce qui se précise aujourd’hui est plus inquiétant. Le sentiment de déconsidération dans notre profession est difficilement acceptable quand il concerne le salaire ou les conditions de travail. Mais la santé est un domaine dans lequel il est insupportable.


Par ailleurs, le SNE demande un assouplissement de l’obligation du port du masque notamment pendant la récréation, à condition que l’on se trouve à distance des élèves et des collègues. Cette situation nous permettrait de respirer un peu tout en assurant la sécurité de tous. Si certains d’entre nous le font déjà, nous rappelons que l’exposition à des plaintes de parents est élevée, étant donné le climat anxiogène actuel, et que les collègues seront bien faibles pour se défendre puisqu’ils seront en tort.

Patrick Ruiz

Délégué SNE Occitanie

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