ACTUALITÉS NATIONALES

16 septembre 2020

Récréations : laissez-nous respirer

Le SNE demande au ministère un allègement du protocole sur le port du masque en récréation.

Vivre masqué

Qu'il soit chirurgical et personnel, ou en tissu et distribué par l’Éducation Nationale, le masque est sur tous les visages. Il doit protéger, mais il gêne parfois et irrite aussi. Le protocole sanitaire est clair à son sujet : « Le port d’un masque « grand public » est obligatoire pour les personnels en présence d’élèves et de leurs responsables légaux ainsi que de leurs collègues, tant dans les espaces clos que dans les espaces extérieurs ».

Le masque est perçu comme l’objet qui doit nous protéger de la propagation de la maladie. A l’heure du principe de précaution, il faut savoir rester lucide. De même que la ceinture de sécurité dans une voiture, le masque n’élimine pas l’intégralité du risque. Il le minimise. Comme la ceinture, le masque doit tout de même être utile.

 

Une protection remise en cause par des ARS

Le problème de l’étendue de la protection a été soulevé par de récentes décisions de plusieurs ARS. Selon elles, "le port des masques en tissu par les adultes est une protection insuffisante envers les enfants". Dès lors, "les enseignants seront considérés comme 'contacts à risque' si un enfant de leur classe est testé positif au Covid 19 ; l’ensemble des enfants d’une classe sera considéré comme contact à risque si un enseignant est testé positif au Covid".

Cette position anxiogène amène à penser que les masques en tissu qui nous été distribués ne nous protègent pas assez.

Le SNE avait déjà réclamé des mesures de protection sanitaire efficaces des collègues pour le déconfinement. Pour notre syndicat, il est indispensable de lever tout doute sur l’efficacité de nos masques.

C’est primordial pour le premier degré où seuls les enseignants sont masqués et où les élèves, notamment en maternelle, ont souvent besoin d’un contact rapproché avec leur enseignant.

Nous réclamons donc des autorités de santé une annonce officielle que nos masques actuels ne font pas de nous des « cas contacts » si l’un de nos élèves est malade ou la fourniture de nouveaux masques qui nous assureront une telle protection.

En effet, si nos masques ne nous protègent pas, à quoi bon les porter ?

Un port raisonné

Il faut aussi se rappeler que le masque vient en complément des gestes barrière. Son port s’impose hors milieu clos, lorsque la distanciation physique ne peut être assurée.

Lorsque nous sommes de service dans la cour, la promiscuité peut facilement être évitée. Un collègue qui boit un café ou thé dans la cour de récréation respecte le protocole sanitaire.

Pour le SNE, il n’est pas un collègue qui cherche à tomber malade.

Une tolérance devrait donc être accordée lors des services de récréation. Les collègues qui le souhaitent devraient être autorisés à prendre une pause d’air frais, même sans une tasse à la main. Le SNE souhaite un amendement du protocole sur ce point, nous le demanderons au ministère.

Philippe Ratinet

Secrétaire général aux publications

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