ACTUALITÉS NATIONALES

9 octobre 2020

Rendez-vous de carrière : des évolutions à venir

GT ministériel du 08/10/2020

A l’origine, le rendez-vous de carrière (RDVC) a été pensé comme un élément de gestion du déroulement de nos carrières. Il constitue aujourd’hui la seule source possible d’accélération du déroulement de nos carrières.

Le ministère constate que le sujet du déroulement de carrière est sensible et appelle des améliorations.

Envisager les évolutions possibles des RDVC était donc le cœur de la réunion qui s’est tenue jeudi 08 octobre au ministère. Le SNE y a apporté ses analyses et ses propositions de spécialiste du premier degré.

 

Le bilan actuel

 

L’équité du rythme d’évaluation est une réalité. Notre syndicat souligne que l’idée du moment d’échange entre professionnels est intéressante, mais aussi qu’il est rendu moins ouvert à cause de l’impact du rendez-vous sur un éventuel avancement.

 

Notre syndicat relève que les collègues sont assez sceptiques quant à l’utilité des RDVC. 

Pour le SNE, il est donc indispensable que les collègues soient mieux informés sur les tableaux d’avancement à la hors classe et sur leur élaboration. 

Le SNE ne s’oppose pas au lien entre RDVC et avancement.

 

Une fois le 3ème RDVC passé, certains collègues se sentent soulagés. Ils vont enfin pouvoir travailler sans pression supplémentaire de la hiérarchie. 

Pour le SNE, cette volonté de travailler dans un certain confort est entendable.

D’autres collègues se sentent au contraire laissés à l’abandon. Ils perdent logiquement en motivation.

Pour le SNE il est indispensable d’offrir des perspectives supplémentaires d’évolution à tous ceux qui en souhaitent. Nos propositions (voir plus loin) vont dans ce sens. 

 

Le document préalable à l’entretien est aujourd’hui facultatif. Son utilité est pourtant patente à la fois parce qu’il permet à l’IEN de mieux connaître le collègue qu’il rencontre et à la fois parce qu’il peut constituer la ligne directrice de l’entretien. 

Le SNE souhaite que ce document, les annotations de l’agent inspecté et la carrière dans son ensemble soient plus pris en compte pour déterminer l’avis du DASEN. 

Notre syndicat regrette les écarts négatifs entre les avis des IEN et ceux des DASEN. Le SNE souhaite donc une motivation systématique du changement de l’avis.

 

Le SNE répond au ministère, propose des évolutions

Ministère : le RDVC 1 doit-il être situé de préférence après 4 ans d’exercice plutôt qu’au bout de 7 ans ? 

Le SNE pense qu’il s’agit d’une idée intéressante si la possibilité de formation qui est offerte ensuite est réellement individualisée. Le RDVC serait ainsi dans une continuité bienvenue de la formation initiale. 

Pour notre syndicat, il serait alors pertinent de prévoir une grille d’évaluation différente. En effet, « on n‘est pas maître avant d’avoir été apprenti ». La grille du 1er RDVC de carrière devrait être différente de celles des des 2ème et 3ème RDVC. La progressivité dans les attendus devrait couler de source.

 

Ministère : le RDVC 2 doit-il  être situé de préférence au 6e-7e échelons (après 15 ans d’exercice) plutôt qu’au 8e aujourd’hui ?

Pour le SNE, c’est un changement pertinent si on avance le premier RDVC. Il faut équilibrer le temps entre les RDV pour assurer un suivi régulier des agents sur toute la carrière.

 

Ministère : le RDVC 3 doit-il être modifié ?

 

Ce rendez-vous est aujourd’hui adossé au passage à la hors classe.

Le SNE pense que ce rendez-vous pourrait avoir lieu plus tard dans le 9ème échelon puisque personne n’accède à la hors classe depuis cet échelon.

Le SNE réclame à nouveau la possibilité de demander la révision de l’avis rendu lors de ce RDVC.

Notre syndicat demande pour le moins une meilleure prise en compte des recours sur les RDV : agent, IEN, délégué syndical, dasen… 

 

Ce rendez-vous peut être l’occasion de réfléchir à l’accès à d'autres fonctions, de niveau supérieur (IPR, encadrement, etc…). 

Cette dimension existe peu, ce qui est logique au vu du peu de débouchés offerts. Aujourd’hui, l’enjeu premier de ce RDVC demeure la rapidité de l’accès à la hors classe.

 

Ministère : un RDVC 4 doit-il être créé ? Si oui, sous quelle forme ?

 

Pour le SNE, la création d’un RDVC 4 uniquement sur la base du volontariat est une piste intéressante à plus d’un titre.

 

Un 4ème RDVC pourrait constituer une possibilité d’engagement spécifique, pas une obligation. Des perspectives seraient ainsi ouvertes, perspectives qui s’accompagneraient d’avancées de carrière. 

 

Ce RDV 4 doit être différent dans sa forme, éviter la visite en classe « traditionnelle ».

 

Il pourrait permettre d’aménager la fin de carrière en valorisant l’expérience et la compétence. Ce serait l’occasion de sortir de sa classe et de s’engager dans certains dispositifs (formation des PES, aide/conseil aux collègues débutants ou aux autres, poste « volant » sur une ou  plusieurs écoles pour gérer des groupes de soutien en lecture et maths…).

L’engagement pris devra être valorisé. Après un certain nombre d’années, le collègue obtiendrait un avancement accéléré ou un accès en classe exceptionnelle s’il n’en remplissait pas encore toutes les conditions. 

 

 

Mieux répartis, plus nombreux, les RDVC pourraient ainsi permettre à chacun d’entre nous de dérouler une carrière selon nos besoins et nos aspirations. 

C’est ce type d’évolutions que le SNE défend.

Olivier Bultel

Délégué SNE

Emmanuel Caron

Secrétaire académique Hauts de France

Philippe Ratinet

Secrétaire général aux publications

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