ACTUALITÉS NATIONALES

21 janvier 2021

Revalorisation salariale : les préconisations du Grenelle

Les préconisations de l’atelier «Revalorisation » du Grenelle viennent d’être rendues publiques. Vous trouverez ci-après les extraits qui présentent les principales évolutions salariales envisagées.

 

Elles sont complétées par des propositions en matière de prestations sociales et culturelles, ainsi que par des mesures visant à améliorer la considération pour notre profession que nous ne détaillons pas ici.

Comme vous pourrez le constater, les propositions du SNE ont été largement reprises dans les préconisations. Les participants de l’atelier nous ont rejoint sur de nombreux points. Il appartient maintenant au ministère d’en tirer toutes les conséquences dans son projet de loi pluriannuel.

sne-csen.net 2021-01-21 revalorisation g

S’agissant de la part fixe


Les participants sont largement favorables à une revalorisation salariale durable de tous les personnels enseignants sans condition préalable.

 

La revalorisation salariale doit assurer un niveau minimum de rémunération d’entrée dans le métier équivalent à X fois le SMIC, le X restant à déterminer, mais devant tenir compte d’un recrutement à bac plus cinq et qui doit se poursuivre dans le déroulé de carrière.


Cette revalorisation générale n’exclut pas qu’il y ait des enseignants prioritaires. Les participants s’accordent à dire que l’exercice du métier est aussi difficile dans le premier degré que dans le second degré et que les « primes » (exemple ISAE/ISOE) ou les « rémunérations complémentaires », les avancements de grade, etc… doivent être alignés (entre professeurs des écoles et certifiés) ou être comparables.


Il s’agit, au fond, de tirer toutes les conséquences du nouveau statut de 1990 des professeurs d’écoles, à l’heure où le premier degré est une priorité affichée.


Cette mesure contribuerait à combler l’écart de salaire femme-homme, compte tenu de la féminisation du corps des professeurs des écoles.

Pour ce qui est des parts variables


Les participants sont d’accord sur le fait que les primes peuvent varier en fonction des conditions d’exercice dans certains établissements ou dans certains lieux.


Au-delà (de la seule éducation prioritaire), ils sont favorables à une révision ou à un redéploiement de l’indemnité de résidence, qui devrait être différenciée avec une granularité beaucoup plus fine qu’aujourd’hui (région parisienne, centres urbains, zones frontalières, rural isolé, etc.).


Ils s’accordent également sur le fait que certaines fonctions « objectivées », qui demandent un investissement particulier, soient prises en considération sur le modèle des indemnités pour mission particulières (IMP), qui devraient être plus élevées, plus larges dans le champ des possibles, et généralisées dans le premier degré.


De la même manière, les projets innovants (avec droit à l’erreur), certaines expérimentations (en lien avec la recherche) devraient pouvoir être aidés ou récompensés.

Philippe Ratinet

Secrétaire général aux publications

SNE -  Syndicat National des Ecoles