top of page

ACTUALITÉS NATIONALES

5 juin 2024

Un vade-mecum pour la mise en place des groupes de besoins : ce qu’il faut en retenir …

Pour quoi faire ?

 

L’introduction du document indique que la finalité de ce dernier est d’aider les chefs d’établissement et les professeurs à la mise en place des groupes de besoins, à travers des exemples, des outils et des conseils pratiques.

 

Ce document est donc essentiellement destiné aux collègues du collège et à leurs principaux, mais pas seulement, puisque les professeurs des écoles et leur expertise y sont mentionnés. Au SNE nous en avons donc fait une lecture pour vous en restituer l’essentiel …

GROUPES DE BESOINS -MISE EN PLACE.001.png

 

Que contient ce vade-mecum ?

 

Il est composé de trois grandes parties : une courte introduction, suivie d’une partie organisation des enseignements en groupes de besoins, puis d’un chapitre enseigner au sein des groupes de besoins. Enfin, des annexes concluent le document.

 

Le vade-mecum rappelle que les conseils qu’il prodigue visent à mieux répondre à l’hétérogénéité des classes afin d’augmenter l’efficacité de l’enseignement du professeur. Les temps passés en groupes homogènes doivent être moindres et ces groupes doivent être constitués sur la base de compétences spécifiques et non sur une aptitude générale. Il est précisé que les groupes seront flexibles et redéfinis au maximum toutes les dix semaines. L’organisation de ces groupes est laissée au soin du chef d’établissement, en concertation avec les professeurs.

 

Le rôle premier des professeurs des écoles sera d’aider à la constitution des groupes de besoins. Pour cela, le document précise : «A réception des prévisions d’effectifs, les chefs d’établissement réunissent les directeurs d’école en lien avec les IEN de circonscription en conseil de cycle 3 pour étudier la répartition potentielle des élèves dans les groupes, sur la base des évaluations et appréciations des professeurs des écoles intégrées dans le livret scolaire de l’élève»

 

Comme nous l’avons évoqué dans une récente publication, les réunions et documents à remplir risquent de se multiplier en cette fin d’année. Sachez vous préserver.

 

Un second rôle du professeur des écoles est évoqué dans ce vade-mecum, il s’agit de sa place dans le dispositif. Il est rappelé que les enseignants du premier degré ont toute leur place dans :

  • Le dispositif « devoirs faits »

  • Les heures de soutien prévues en sixième (où la priorité qui doit nous être réservée est même spécifiée)

  • La co-intervention sur les groupes de mathématiques et de français, sur les créneaux où ils sont disponibles (autrement dit, le mercredi uniquement, pour la plupart d’entre nous)

 

La mise en place des groupes de besoins en classe de sixième était annoncée depuis plusieurs mois. Au SNE, nous n’avons pas d’opposition idéologique mais le dispositif nous questionne. En effet, le fonctionnement du collège, tel que nous le connaissions, n’était plus satisfaisant depuis longtemps.

Fallait-il pour autant introduire les groupes de besoins ou réfléchir à une organisation différente des enseignements? Nous pensons que le pragmatisme doit être de mise. En cela, nous espérons que ce nouveau dispositif sera évalué afin de mesurer son efficacité et que, si cette nouvelle forme de travail ne donnait pas les résultats escomptés, elle serait stoppée.

Pour une évaluation sincère, il faudrait attendre qu’au moins deux cohortes passées par ce dispositif soient évaluées via des examens internationaux du type PISA. Il faudra donc savoir se donner du temps, une pratique peu répandue dans notre ministère.

De plus, la présence réaffirmée des professeurs des écoles est un signe rassurant, pour ceux qui souhaitent poursuivre leur engagement dans le Pacte enseignant en 2024/2025.

Toutefois, de nombreux points d’interrogation subsistent en cette fin d’année : les enveloppes budgétaires viennent d’arriver dans les académies mais, dans la plupart des territoires, rien n’est encore arrêté ni très clair, tant au niveau des services académiques qu’à celui des chefs d’établissement. On sait que l’enveloppe globale du Pacte a été amputée de 30% et c’est à peu près tout. Aussi, sur quelle enveloppe budgétaire les PE assurant de la co-intervention seront-ils payés? La réponse est d’importance car la rémunération de l’heure de Pacte est bien plus généreuse que celle des heures supplémentaires “ordinaires” dans le premier degré.

 

bottom of page