ACTUALITÉS NATIONALES
11 mars 2026
Les espaces de sieste en maternelle
Dans la grande majorité de nos écoles maternelles françaises et depuis longtemps, des espaces de sieste sont proposés aux élèves. Ces espaces sont, selon l’architecture des écoles, plus ou moins bien pensés, souvent localisés là où c’est possible, sans réelle réflexion quant au bruit environnant, aux températures, à la proximité avec les sanitaires ou avec les salles de classe.
Le temps de sieste est le plus souvent proposé uniquement aux enfants de TPS et PS, parfois aux MS. En GS, ce temps calme de début d’après-midi prend en général d’autres formes (relaxation, écoute d’histoires, temps de lecture silencieuse…) souvent dans un espace dédié au sein de la classe.

Comme dans toute activité scolaire, la surveillance doit être constante. Les enseignants concernés organisent la surveillance du dortoir et restent responsables de leur classe. Ils veillent à l’endormissement des enfants et les surveillent pendant leur sommeil.
En accord avec le directeur, l’enseignant peut confier la surveillance de la sieste à un ATSEM, mais il reste responsable de ses élèves. Il peut alors prendre en charge un groupe d’enfants de sa classe ne dormant pas ou bien participer à un décloisonnement.
L’enseignant doit cependant être présent et disponible au moment du réveil. (Convention avec les mairies sur les rôles et missions de l'ATSEM. Décret N°92‐ 850 du 28 août 1992.)
Les préconisations ministérielles (rappelées ci-dessous) ne peuvent pas s’appliquer partout, selon le contexte local. L’aménagement des locaux, comme le mobilier à disposition, dépendent des volontés municipales et des budgets qu’elles allouent à leurs écoles. De nombreuses disparités existent encore. Certaines écoles manquent d’espaces dédiés et il faut alors faire preuve d’inventivité pour mettre en place ce temps de sieste si nécessaire aux petits.
Les espaces de sieste en maternelle
Rappelons ici que le temps de sommeil n’est pas du temps perdu puisqu'il permet à l'élève de mieux mémoriser ce qui a été appris. Il lui est utile pour mieux grandir, mieux apprendre et lui facilite la gestion de ses émotions et de son comportement.
Respecter le sommeil de l’élève c’est respecter ses besoins physiologiques et permettre de meilleurs apprentissages.
Ce temps de sieste doit être organisé pour permettre à l’élève de garder des objets personnels. Même si certaines collectivités fournissent des couvertures et coussins, accepter des enfants qu’ils apportent une couverture, un sac de couchage, un doudou et même une sucette, permet à l’élève de mieux appréhender ce temps. Il est donc nécessaire de prévoir un moyen de laisser ces objets sur les couchettes ou dans un sac personnel.
Les espaces de sieste sont le plus souvent aménagés en fonction de la configuration des locaux, dans des bâtiments qui n’étaient parfois pas des écoles maternelles lors de leur construction.
Il est recommandé de prévoir un espace suffisant (2 m² par lit) au moins. Une attention toute particulière est à porter à l’ambiance phonique de la pièce. Dans la mesure du possible, il faudrait que le local puisse être isolé des bruits parasites, sans être hors de portée des signaux d’alarme (incendie, PPMS). L’atmosphère lumineuse de ces espaces de sieste devrait également être soignée (prévoir une atmosphère de pénombre, éventuellement avec des veilleuses, plutôt que l’obscurité totale).
Certaines communes optent pour des lits superposés par manque de place. Ce choix a des conséquences sur la sécurité des élèves (surveillance accrue des élèves en hauteur, rappel des règles, …)
Il peut être souhaitable que l’espace sieste ne soit pas exclusivement dévolu à cet usage mais que le local puisse aussi servir à conduire des ateliers pédagogiques ou d’autres activités. Pour cela, l’acquisition de matériel empilable est préconisée, favorisant ainsi la modularité des espaces.
Enfin, il est capital de prévoir un renouvellement d’air suffisant et de favoriser un confort thermique optimal en hiver et à mi-saison.
Toutes ces préconisations ne sont pas toujours faciles à mettre en œuvre au sein des écoles car elles sont fortement impactées par la volonté municipale et le contexte local. Certaines écoles doivent se débrouiller avec les moyens du bord. A cela s’ajoute la nécessaire disponibilité d’un ATSEM pour préparer les enfants à la sieste, les accompagner lors de l’endormissement et s’assurer de leur bien-être et de leur sécurité. Cela suppose des moyens que les mairies n’accordent pas toujours. Rappelons que l’obligation d’emploi pour les communes est d’un ATSEM par école maternelle. Les situations locales sont variables.
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