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ACTUALITÉS NATIONALES

9 avril 2026

Pas touche aux autorisations d’absence

C’est ce que les syndicats ont lancé au gouvernement à propos de son projet de décret sur la réduction de la durée des absences accordées pour l’exercice de la parentalité (congés pour enfant malade) ou pour certains événements familiaux (mariage, PACS).

 

 

Le serpent de mer de l’alignement sur le privé pour économiser
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Le projet de décret initial du gouvernement prévoyait notamment d’aligner la durée des absences des fonctionnaires sur celles du droit privé, moins généreux en la matière. Les enseignants étaient surtout concernés par la diminution du nombre de jours de garde pouvant être accordés pour enfant malade. Ceux-ci devaient passer à 6 jours jusqu’aux 11 ans de l’enfant et diminuer à 3 jusqu’aux 15 ans de l’enfant.

 

La pénurie d’enseignants est donc patente au point que le gouvernement envisageait de rogner sur leur possibilité de rester au chevet de leur enfant malade. La gestion des ressources humaines aurait évolué vers une moindre prise en considération de l’humain. Est-ce entendable, spécialement dans un ministère où l’on prône la bienveillance à outrance envers les élèves et leurs familles ? Pour le SNE, la réponse est évidemment non.

 

 

L’action syndicale pèse

Les syndicats sont évidemment montés au créneau. Il était indispensable d’agir pour empêcher la dégradation qui était envisagée. Le soulagement fut de mise face à la nouvelle mouture du texte examinée lors du Conseil commun de la fonction publique le 8 avril puisque, cette fois, le nombre de jours d’absence accordés à un agent public en cas de mariage, de PACS ou pour garder les enfants malades ne change pas.

 

Ce texte pose encore question puisqu’en l’état actuel, il ne reconduit pas la possibilité de doubler les jours d’absence pour enfant malade si le conjoint de l’agent n’en dispose pas. Il est aussi très général, c'est pourquoi les syndicats défendent des possibilités d'amélioration ministère par ministère, à l'image du droit privé.

 

De plus, ce texte aurait pu être l’occasion d’améliorer le régime des autorisations d’absences, notamment  de transformer certaines absences facultatives en absences de droit ainsi que de rendre les absences de droit opposables à l’administration. Tout n’est pas encore figé. Les actions conjointes des syndicats peuvent encore faire bouger les lignes.

 

Nous verrons bien vite si le gouvernement entend écouter les revendications syndicales puisque, le 10 décembre 2025, le Conseil d’État lui a enjoint de fixer la liste des ASA liées à la parentalité et à l’occasion de certains événements familiaux ainsi que les conditions et modalités d’octroi de l’ensemble de ces autorisations. Devant le rejet du texte présenté le 8 avril au Conseil commun de la fonction publique, ce dernier sera reconvoqué pour un nouveau vote.

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