top of page

ACTUALITES NATIONALES

25 juin 2026

Revalorisation : une promesse mal tenue

Le ministre de l’Éducation nationale a été interrogé sur la réalisation de la promesse présidentielle d’une hausse de 10% de la rémunération des enseignants. M. Geffray a estimé que «de mémoire, on est dans cet ordre d’idée». Il a aussi reconnu un certain déséquilibre dans les mesures prises, notamment en faveur du début de carrière et la nécessité de travailler sur le plateau qui a été créé au milieu de carrière.

 

Un bilan trop partiellement positif
revalorisation sans le premier degré.001.png

 

En admettant que les fameux 10% aient été globalement atteints, le SNE ne peut malheureusement pas se satisfaire de ce résultat car il est beaucoup trop déséquilibré. Notre syndicat reconnaît de véritables avancées concernant le début de carrière, bien sûr, mais aussi l’augmentation de l’ISAE, le plus grand nombre de promus à la hors classe, à la classe exceptionnelle et l’accès plus ouvert aux échelons terminaux. Cependant, le bât blesse encore sérieusement. Le SNE avait pourtant prévenu à plusieurs reprises le ministère des conséquences néfastes s’il s’engageait sur la voie qu’il envisageait.

 

Les spécificités du premier degré restent ignorées

Dès les premières réunions concernant la revalorisation des enseignants, le SNE avait pointé la situation de paupérisation des enseignants du premier degré, qu’ils soient adjoints ou directeurs. Nous avons martelé l’injustice que représente l’écart de traitement entre un professeur des écoles et un certifié. Tout cela a été recoupé et confirmé par les études de l’OCDE et par les conclusions du Grenelle de l’Éducation.

Pour gommer cet écart avec les professeurs certifiés, uniquement basé sur le montant des indemnités perçues, nous proposons, depuis le premier mandat du président Macron, un élargissement du régime indemnitaire dans le premier degré que l’on peut qualifier aujourd’hui d’indigent par rapport à celui du second degré. Les spécificités de l’exercice dans le premier degré ne sont toujours pas reconnues.  Nous les rappelons et nous les soulignons encore et toujours aux occupants de la rue de Grenelle, à ceux de Matignon et même à celui de l'Elysée. Rien n’y fait.

 

Pour prendre en compte ces spécificités du premier degré le SNE réclame une prime de professeur principal, une prime de vie scolaire, une prime pour effectif lourd…

Les raisons de la persistance du déclassement du premier degré

Le discours et les revendications du SNE en matière de revalorisation détonnent et dérangent dans le milieu syndical majoritaire en place depuis tant d’années. Ces organisations syndicales préfèrent défendre des mesures lissées d’apparence consensuelle. Or, promouvoir la même évolution pour tout le monde, c’est défendre la pérennisation des écarts qui existent entre PE et certifiés. Tout le monde avance, mais chacun reste à sa place. Dans cette gestion uniformisée, on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Les PE peuvent bien rester en bas de la pile. Le SNE est vent debout contre ces choix.

Pour le SNE, syndicat corporatiste et fier de l’être, il est inacceptable que le travail des PE demeure moins bien pris en compte que celui des certifiés sur les fiches de paye. Notre syndicat continuera à porter des mesures pour la prise en compte des spécificités de l’exercice dans le premier degré. Les reconnaître n’ôterait rien à la fin du mois à nos collègues mieux rémunérés que nous, mais cela permettrait un juste rééquilibrage qui rendrait le métier de PE plus attractif.

 

Dans quelques mois vous aurez à élire vos représentants du personnel. Voter pour un syndicat plutôt que pour un autre est un acte très important pour la manière dont vous souhaitez voir défendue votre profession, vos conditions de travail et l’École toute entière. Le SNE est le seul syndicat qui défend exclusivement le premier degré sans avoir à transiger sur les revendications qu’il porte. A bon entendeur…

bottom of page