ACTUALITES NATIONALES
21 septembre 2026
La rémunération des personnels du premier degré :
un enjeu majeur trop longtemps délaissé
Déconsidération des personnels, perte de pouvoir d’achat, transformations liées à l’école inclusive, dégradation des conditions de travail, perte de repères pour les enseignants… Tous les ingrédients sont aujourd’hui réunis pour nourrir la colère et le découragement des agents de la Fonction publique, et plus particulièrement des enseignants du premier degré et des AESH.
Les mesures d’économies successives destinées à contenir les dépenses publiques finissent par mettre à mal tous les personnels du 1er degré : gel du point d’indice, suppression de la GIPA, jour de carence, baisse de l’indemnisation en cas de congé maladie…

… Autant de décisions qui, mises bout à bout, fragilisent toujours davantage la situation sociale des personnels.
Elles paupérisent les enseignants dont le pouvoir d’achat est inexorablement grignoté par l’inflation.
Les AESH, quant à eux, constituent un maillon essentiel de l’école inclusive. Ils doivent bénéficier d’une rémunération et de conditions d’exercice à la hauteur de leur engagement.
Face à cette situation, le SNE porte un projet cohérent et ambitieux pour les personnels du premier degré, avec une priorité claire : redonner de l’attractivité aux métiers de l’École et reconnaître à leur juste valeur les personnels qui la font vivre au quotidien.
Pour les professeurs des écoles : une rémunération à la hauteur des responsabilités
Le SNE revendique :
●la suppression de l’écart de rémunération avec nos collègues certifiés (écart dû à un meilleur régime indemnitaire et à une plus large possibilité de faire des heures supplémentaires rémunérées dans le 2nd degré);
● une véritable amélioration de la rémunération sur l’ensemble de la carrière;
●la création d’une indemnité de vie scolaire, afin de mieux reconnaître les contraintes et les responsabilités spécifiques liées à l’exercice dans le premier degré;
● L’octroi, à l’ensemble des PE, de la prime de professeur principal que perçoivent les certifiés.
Pour les AESH : reconnaissance, statut et rémunération
Les AESH sont un maillon essentiel dans l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Pourtant, ils restent parmi les personnels les moins reconnus et les moins bien rémunérés de l’Éducation nationale.
Le SNE milite pour :
● la création d’un véritable statut de fonctionnaire de catégorie B;
● une rémunération digne, permettant à chacun de vivre de son travail;
● la possibilité d’effectuer un temps plein pour les AESH qui le souhaitent, dans un cadre choisi et rémunéré.
Donner un cap clair à la politique salariale
Pour notre syndicat, la question de la rémunération doit être immédiatement prise à bras le corps.
Dans un contexte budgétaire où la recherche d’économies est une priorité récurrente, il est indispensable de définir un cap clair : commencer par mieux rémunérer et mieux reconnaître les personnels qui sont aujourd’hui les moins bien lotis, avant d’envisager des mesures générales concernant l’ensemble de la Fonction publique. Cette démarche a été mise en oeuvre pour les enseignants en début de carrière, elle peut donc aussi être menée pour tous les professeurs des écoles et les AESH.
L’attractivité de nos métiers ne se décrète pas. Elle passe par la reconnaissance, par des conditions de travail dignes et, surtout, par une rémunération à la hauteur des responsabilités exercées.
C’est une question de justice pour les personnels, mais aussi une condition indispensable pour attirer les personnels les plus compétents, afin de maintenir la qualité du service public d'Éducation.
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