ACTUALITÉS NATIONALES

31 mars 2020

Cap optimiste

Interrogé lundi matin sur une radio nationale, Jean-Michel Blanquer a commencé par dire « merci à tous ceux qui se mobilisent ». Il a ensuite présenté des jalons et ses espoirs d’abord pour la gestion du confinement du point de vue de l’Éducation nationale mais aussi pour la suite.

 

 

Un retour en classe envisagé pour le 4 mai

 

« C’est un scénario, une possibilité. » a déclaré notre ministre. « Cela dépend de ce que diront les autorités de santé », ce sera « peut-être plus tard ».

Il est effectivement impossible d’arrêter une décision ferme sur le retour en classe dès aujourd’hui. La situation sanitaire de notre pays évolue. Se prononcer définitivement sur ce qu’il adviendra dans un mois est impossible.

Pour le SNE, il est plutôt rassurant de voir que les services de l’État envisagent différents scénarios afin de répondre au mieux à l’évolution de l’épidémie.

 

 

Des vacances maintenues

 

Le ministre a d’abord posé un principe : « il faut que les vacances soient les vacances ».

Pour le SNE, cela relève du bon sens. Les enseignants sont, comme les élèves, au travail actuellement. Les conditions sont difficiles pour tous. Se donner une réelle respiration est primordiale pour pouvoir durer.

 

Pour les vacances de printemps, M. Blanquer a réaffirmé que « les dates sont maintenues telles quelles ». Il en sera de même pour les vacances d’été a-t-il complété peu après en insistant sur « un besoin de retour à la normale ».

La volonté de maintenir le calendrier est louable. C’est un repère important pour tous. Évacuer le stress supplémentaire à l’ordinaire sera très important pour tous. Le SNE accueille donc favorablement   cette volonté ministérielle.

 

 

Un soin tout particulier pour les élèves en difficulté

 

Le ministre a souligné « le volontarisme de tous », « la mobilisation des professeurs pour réussir ».

Au SNE, nous le constatons chaque jour depuis l’annonce du confinement, les enseignants se mobilisent et s’engagent de leur mieux pour la réussite de leurs élèves. La proximité des enseignants du premier degré avec les familles permet de conserver un lien efficace avec les élèves, de rester à leur écoute. Nous démontrons ainsi chaque jour que nous sommes des professionnels responsables, dignes de confiance.

 

M. Blanquer a ensuite indiqué que les vacances ne signifieront pas systématiquement une rupture du lien avec les familles. Pour les vacances de printemps, il souhaite « une proposition de soutien scolaire » pour les élèves en difficulté, soutien assuré par « des enseignants volontaires ».

Pour le SNE, cette possibilité ne peut s’entendre que si elle est assortie du respect des règles du confinement et du volontariat élève/enseignant. Dans cette double hypothèse, le soutien est une idée intéressante.

Pour les congés d’été, notre ministre envisage la mise en œuvre de « modules scolaires gratuits » et la création de « colonies de vacances éducatives », sans plus de détails pratiques.

 

Ce qui est certain c’est qu’il a insisté sur l’importance primordiale des enseignants pour réduire les inégalités entre les élèves. D’ailleurs, selon lui, la situation actuelle démontre bien que « l’école sert à gommer ces différences ».

 

 

Des enseignants qu’il faudra reconnaître : la revalorisation n’est pas abandonnée

 

Le vœu du ministre est clair : « Nous devrons sortir de cette crise par le haut », pour cela, il faudra entre autres choses « remettre le rôle du professeur au centre de la société ».

Pour notre syndicat, il ne fait aucun doute que le premier degré démontre chaque jour tant l’ampleur de son engagement que sa capacité à prendre des responsabilités. PE et instituteurs savent se montrer à la hauteur du défi posé aujourd’hui par la crise sanitaire  et ce même sans instructions précises de notre hiérarchie. Ces actes correspondent exactement à l’idée que nous nous faisons de notre profession.

 

M. Blanquer poursuit son raisonnement jusqu’au bout. « Le professeur doit être prestigieux dans la société française et bien rémunéré ». « Avant la crise, nous étions dans un dialogue social sur la revalorisation du métier de professeur. […] Je ne dévie pas d’un pouce sur cette question ».

 

Ces déclarations sont réconfortantes. Il ne faut pas non plus se leurrer et croire que rien ne va changer. La situation financière de la France ne sera plus la même après la crise sanitaire.

Que notre ministre réaffirme son soutien à notre profession et reconnaisse notre engagement est un point très positif. Qu’il ait les coudées franches pour réaliser ce qu’il souhaite au moment de décider des budgets pour les années à venir est une autre paire de manches.

 

Quand nous en serons là, vous pourrez compter sur le SNE pour défendre le mieux possible l’avenir de notre profession.

Philippe Ratinet

Secrétaire général aux publications

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