ACTUALITÉS NATIONALES

12 octobre 2021

Hors classe et classe exceptionnelle, même combat

Jeudi 7 octobre, le SNE était présent au ministère, notamment pour défendre le bon fonctionnement de la classe exceptionnelle. Au cours de cette réunion, notre syndicat a défendu la position spécifique du premier degré et a ainsi pu plaider pour des avancées pour la hors classe.

 

 

De nouvelles modalités d’accès à la classe exceptionnelle

 

Suite à une première réunion (lire notre compte-rendu ici), le ministère a arrêté le passage de 80% - 20% à 70% - 30% la répartition entre les deux viviers pour l’accès à la classe exceptionnelle.

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Suite aux demandes formulées par le SNE, le ministère a examiné la possibilité d’élargir la liste des fonctions ouvrant droit à un accès au premier vivier. Il en va ainsi des enseignants en milieu pénitentiaire, des enseignants dans les CLA (contrats locaux d’aménagement).

Malheureusement, un souci de traçabilité de certaines fonctions risque de l’amener à en écarter d’autres (TZR, coordinateur ULIS, enseignant en SEGPA...).

 

Pour le SNE, si certaines fonctions sont traçables, il faut qu’elles puissent être prises en compte. Plutôt que d’exclure les fonctions estimées non traçables, le SNE suggère de mettre en place un appel à candidatures en direction des enseignants. Cette campagne devrait être de longue durée ou répétée afin que tous puissent participer. Le plus grand nombre de situations pourrait ainsi être examiné.

 

Pour notre syndicat il s’agit ici de conserver l’esprit qui est à l’origine de la classe exceptionnelle. Cet esprit offre aux professeurs des écoles qui le souhaitent la possibilité de se construire une carrière à long terme et de récompenser des engagements particuliers au service de l’École.

 

 

Défendre la hors classe grâce à la classe exceptionnelle

 

Le second degré n’a pas assez de candidats au vivier 1 de la classe exceptionnelle. Pour éviter de perdre des promotions, le ministère propose de diminuer de 8 à 7 ans la durée d’occupation de fonctions spécifiques pour accéder à la classe exceptionnelle. Or, ce souci d’accès à la classe exceptionnelle n’existe pas dans le premier degré. Le SNE a donc saisi l’occasion et a, pour une fois, plaidé pour une différence de traitement entre 1er et 2nd degré.

 

Notre syndicat a soutenu la mesure qui améliorerait la situation des collègues du 2nd degré et il a demandé la réciproque : un geste spécifique en faveur du 1er degré.

Notre syndicat a donc défendu une augmentation temporaire du pourcentage de promus à la hors classe uniquement pour le 1er degré. Cet aménagement viserait à obtenir le même pourcentage de collègues à la hors classe dans les deux degrés. Une mesure d’équité qui devrait plaire à notre administration puisqu’elle augmenterait l’attractivité du premier degré.

 

Nous espérons que le ministère ira jusqu’au bout de sa logique et saura nous entendre. Nous nous rappellerons à son bon souvenir dès la prochaine réunion à ce sujet.

 

Philippe Ratinet

Secrétaire général aux publications

SNE -  Syndicat National des Ecoles