ACTUALITES NATIONALES
12 octobre 2026
Le SNE est le syndicat exclusivement premier degré
Depuis sa création, le SNE s’est attaché exclusivement à la défense des personnels du premier degré de l’école publique : institutrices et instituteurs, directrices et directeurs d’école d’abord, puis professeurs des écoles, AVS et AESH.
Une démarche résolument corporatiste
Lorsque nous élaborons nos revendications, lorsque nous les portons, lorsque nous les défendons, nous n’effectuons pas d’arbitrage entre les intérêts des uns et des autres.

Nous visons l’amélioration de la situation des personnels du 1er degré. Ils en ont grand besoin : la situation des AESH a de quoi faire frémir, les PE demeurent aujourd’hui les enseignants les moins bien reconnus de France, tant socialement que pécuniairement. Quant aux directeurs d’école, s’ils sont considérés comme des décideurs, des responsables, des pilotes, des quasi-chefs d’établissement, ils ne reçoivent ni les moyens de remplir sereinement toutes leurs missions, ni une rémunération à la hauteur des responsabilités qu’ils endossent.
Des revendications ciblées
Lorsque nous revendiquons la création d’une prime de vie scolaire ou d’une prime multi-niveaux pour le 1er degré, nous visons à attribuer aux PE le niveau de rémunération de nos collègues certifiés qui, à ancienneté équivalente, touchent en moyenne plus de 300 € par mois de plus qu’un PE alors que ces deux professionnels relèvent de la même grille indiciaire. Il en va de même pour la prime de professeur principal que les PE ne perçoivent toujours pas, alors qu’ils remplissent cette fonction. De telles innovations rendraient justice à l’engagement des PE et réduiraient l’écart de rémunération entre le premier et le second degré… Et tout cela permettrait aussi une revalorisation commune. Ces revendications du SNE permettraient également de réduire l’écart de rémunération entre femmes et hommes au sein de l’éducation nationale puisque le premier degré est composé d’une écrasante majorité de femmes, contrairement au secondaire et au supérieur.
Lorsque nous réclamons un statut pour les AESH, il s’agit de sécuriser une profession, de lui conférer une position sociale stable et dûment rémunérée. Certains AESH exercent aussi dans le second degré, ils bénéficieraient aussi d’une telle avancée. Ce serait tant mieux. Il est certain qu’être AESH dans le 1er degré ou dans le secondaire comporte des différences. Une fois la base posée, il sera alors temps de voir comment reconnaître ce qui est fait dans chaque degré afin que tous puissent bénéficier d’un même niveau de rémunération.
Défendre le 1er degré avec votre soutien
Le sujet de la rémunération est un symbole premier. Défendre le 1er degré, c’est aussi connaître ses spécificités et les difficultés propres à l’exercice de nos professions dans les écoles, c’est pouvoir les porter et les rappeler à la connaissance des décideurs. Défendre le 1er degré, c’est rappeler aux politiques et à l’administration que lorsqu’ils parlent d’Ecole, ils doivent aussi penser à l’école primaire et que si le lycée et le collège sont des porte-drapeaux pour l’Éducation nationale, ils ne peuvent se construire que sur les fondations que l’école maternelle et élémentaire ont bâties. Aujourd’hui, la situation du 1er degré est le résultat d’arbitrages effectués par l’administration. Force est de constater que l’équilibre n’y est pas et que ce n’est pas en prônant des mesures uniformes que le 1er degré sortira de sa position de parent pauvre de l’Éducation nationale.
Lors des prochaines élections professionnelles, vous aurez l’occasion de soutenir notre démarche. Voter pour un syndicat plutôt que pour un autre a du sens. Défendez, vous aussi, le 1er degré. En décembre prochain, votez et faites voter SNE.

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